👍 Bibliosurf a distingué cette critique J’attendais le dernier Chantal Thomas avec impatience, moi qui aime tant la Côte d’Azur, la beauté de ses paysages, ses parfums ineffables, son passé glorieux et ses villas mythiques. J’avoue, à la première lecture, dans un train inconfortable qui y est peut-être pour quelque chose, j’ai été un brin déçue mais je l’ai relu une deuxième fois et là, le miracle a opéré. Car ici, s’il s’agit de raconter la Côte d’Azur, il s’agit aussi de rendre justice à des femmes vives et intelligentes qui se sont battues contre les innombrables obstacles dressés par les codes de leur époque. L’idée de ce court essai, reprise d’articles parus dans Le Monde à l’été 2024, était d’unir à travers leur amour de la Côte d’Azur six femmes qui ont succombé à son charme : une cantatrice, une peintre, des écrivaines, une reine et aussi la propre mère de Chantal Thomas. Mais qu’ont-elles en commun, ces femmes, à part la Côte d’Azur ? Eh bien, le même dé...
Il vous reste un mois pour "courir" voir l'expo Hopper au Grand Palais. Vous serez certes vite arrêtés par la file d'attente, et ensuite, prenez votre temps. Les salles se déploient, dans un ordre chronologique classique mais bienvenu, ponctué d' incises sur les artistes de son temps, ceux qui l'ont influencé, ceux qu'il a influencés. Petit à petit ce savant patchwork fait place aux pièces maîtresses, celles que l'on a vues et revues en reproduction et qui, "en vrai", comme disent les enfants, vous clouent sur place malgré la foule. La progression de son travail éclate alors de façon évidente, dans l'apparente simplicité, lisibilité des scènes, ce qui l'a longtemps desservi, alors que c'est son génie même que de parler à tous, y compris ceux qui n'ont pas de références. Que de sentiments universels : mélancolie, attente, solitude... jusqu'à l'épure finale, dernier tableau exposé : Sun in an empty room. Hopper a 81...