Il y a longtemps que je voulais lire ce livre qui m’attendait, sagement posé sur une étagère. Quel choc ! en le lisant je n’ai pu m’empêcher de penser au travail titanesque qu’a dû produire l’auteur, du sang et des larmes assurément tant cette œuvre possède à la fois un souffle romanesque considérable et une densité réaliste absolument saisissante ! Cette histoire commence le 18 mai 1871, à l’aube des journées de la Semaine dite sanglante, lorsque les troupes versaillaises d’Adolphe Thiers lancent leur offensive finale contre les Fédérés. Elle se termine dix jours plus tard, le 28 mai, au moment où la Commune de Paris agonise, emportant avec elle les derniers espoirs d’une insurrection populaire. Dans une capitale à feu et à sang, des jeunes filles du peuple disparaissent mystérieusement. Un réseau de prostitution, des photographies pornographiques, des viols, des séquestrations se rajoutent aux affres de la guerre civile. Caroline, aide-ambulancière pour les Fédérés va lu...
Dans la lignée de François Bégaudeau et Nicolas Mathieu, en mode mineur mais en plus drôle, Fabrice Caro nous livre le récit à la première personne de l'année de Terminale de Daniel, à la fin des années 80. Daniel se remet difficilement de s'être fait larguer par Cathy Mourier pour ce crétin de Gilles Rouquet (j'adore la litanie des prénoms/noms des élèves tout au long du roman, qui donne un air de réalité à l'ensemble, je suis sûre que ce sont des noms d'anciens camarades de l'auteur...). Et pourtant, il avait tout donné pour elle : "Elle admirait Sting pour son implication dans la défense de la forêt amazonienne aux côtés du chef Raoni ? J'étais à deux doigts de venir au lycée le lendemain avec un plateau de terre cuite coincé dans la lèvre inférieure..." Du coup il traîne avec ses deux copains Marc et Justin, qui sont dans sa classe de Terminale C, se chicane avec son petit frère métalleux, et accepte de donner des cours de maths à une collé...