De Pierric Bailly, j’ai beaucoup aimé La foudre, puis surtout Le roman de Jim qui aborde avec sensibilité les problématiques de la famille, entre liens du cœur et liens du sang. Mais de la lecture de son dernier opus, R ouges- Tr uites, je ressors un peu désarçonnée. Ça démarre pourtant plutôt bien dans une première partie, hélas trop courte à mon goût qui retrace l'attachement indéfectible unissant des enfants, qu'il s'agisse d'une fratrie ou d'amis et toute son intensité qu’on ne retrouve pas toujours à l’âge adulte. C’est Cédric qui raconte, c’est lui le narrateur d’un récit qui se déroule en différentes époques et en différents lieux. Soit Delphine et Cédric, frère et sœur vivant une enfance sans histoire au sein d’une famille unie dont il n’y a presque rien à dire. Mais à la fin des années 80 dans leur hameau du Vercors, l’arrivée de nouveaux voisins va bouleverser leur vie à jamais. Cédric adore sa sœur aînée, elle est son modèle, son repère mais très v...
J'inaugure un nouveau format de post, Lecture en cours. Le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page. Surtout que le roman que je débute est un pavé de 1 200 pages, j'en suis à la 150ème. Ce roman d'une brillante journaliste américaine commence fort avec un préambule racontant l'enlèvement d'un magnat industriel juif de Long Island, Carl Fletcher. La famille se regroupe pour faire face, sa femme, sa mère et sa belle-mère, en essayant d'épargner les deux jeunes fils. Echec total puisque le roman, une fois cet évènement résolu en quelques pages, se concentre sur le plus jeune des fils devenu adulte. Bernard, surnommé Beamer, est manifestement tellement traumatisé que tous ses fantasmes tournent autour de scénarios d'enlèvement, réalisés chaque semaine dans des c...