👍 Bibliosurf a distingué cette critique J’attendais le dernier Chantal Thomas avec impatience, moi qui aime tant la Côte d’Azur, la beauté de ses paysages, ses parfums ineffables, son passé glorieux et ses villas mythiques. J’avoue, à la première lecture, dans un train inconfortable qui y est peut-être pour quelque chose, j’ai été un brin déçue mais je l’ai relu une deuxième fois et là, le miracle a opéré. Car ici, s’il s’agit de raconter la Côte d’Azur, il s’agit aussi de rendre justice à des femmes vives et intelligentes qui se sont battues contre les innombrables obstacles dressés par les codes de leur époque. L’idée de ce court essai, reprise d’articles parus dans Le Monde à l’été 2024, était d’unir à travers leur amour de la Côte d’Azur six femmes qui ont succombé à son charme : une cantatrice, une peintre, des écrivaines, une reine et aussi la propre mère de Chantal Thomas. Mais qu’ont-elles en commun, ces femmes, à part la Côte d’Azur ? Eh bien, le même dé...
Ce récit, que la critique bien informée dit largement autobiographique, fait suite à "Scènes de la vie d'un jeune garçon" (que je n'ai pas lu, mais les assidus du blog pourront peut être compléter). Primé au nobel de littérature, Coetze est un auteur accessible et un homme discret. A nous de lire entre les lignes et de retrouver l'écrivain derrière le personnage. John, un jeune homme quitte son pays, l'Afrique du Sud, qui bouillonne et se révolte. Il rejoint Londres. Il aurait préféré Paris ou Vienne, capitales incontestées de la culture et de la vie intellectuelle dans l'imaginaire suranné de ce jeune étudiant en mathématiques. Mais ce sera Big Ben et sa grisaille, faute de mieux. Le livre raconte la fuite et les errances d'un homme à l'aube de sa vie d'adulte, le renoncement à toutes les racines, les mornes errances d'un homme qui, à trop penser sa destinée, enterre ses jours. John est certain de son avenir : il veut être un artiste, il a...