Par un jour froid de novembre 1941, Cécile Perec, de son vrai nom Cyrla Szulewicz, juive polonaise, confie son fils de 5 ans à la Croix-Rouge dans un convoi qui quitte Paris pour le conduire à Grenoble, alors encore en zone libre. Son fils s’appelle Georges, Georges Perec, et il deviendra plus tard l’immense écrivain que l’on connaît. Georges ne reverra jamais sa mère. Qu’est-ce qui a donc poussé Olivia Elkaim à s’emparer de cette histoire où, sans réinventer ni Perec ni sa mère, elle les conduit jusqu’à nous pour combler les vides et comprendre cet acte sacrificiel ? Est-ce par-delà les époques une certaine proximité qui unit ces deux femmes ? Leur judéité ? Leur statut de mères ? Leur amour pour Perec ? Et bien qu’elle avoue elle-même « avancer dans le noir », Elkaim tente à travers ce livre d’expliquer ce lien, qui en tant que lectrice la lie à Perec et de percer le mystère de cette mère trop tôt disparue. Dans ce roman qui oscille sans cesse entre fiction ...
Ce récit, que la critique bien informée dit largement autobiographique, fait suite à "Scènes de la vie d'un jeune garçon" (que je n'ai pas lu, mais les assidus du blog pourront peut être compléter). Primé au nobel de littérature, Coetze est un auteur accessible et un homme discret. A nous de lire entre les lignes et de retrouver l'écrivain derrière le personnage. John, un jeune homme quitte son pays, l'Afrique du Sud, qui bouillonne et se révolte. Il rejoint Londres. Il aurait préféré Paris ou Vienne, capitales incontestées de la culture et de la vie intellectuelle dans l'imaginaire suranné de ce jeune étudiant en mathématiques. Mais ce sera Big Ben et sa grisaille, faute de mieux. Le livre raconte la fuite et les errances d'un homme à l'aube de sa vie d'adulte, le renoncement à toutes les racines, les mornes errances d'un homme qui, à trop penser sa destinée, enterre ses jours. John est certain de son avenir : il veut être un artiste, il a...