Ce récit, absolument saisissant vient de se voir attribuer le Prix Transfuge 2026 du premier roman. Il s’inspire de faits réels et méconnus qui soulèvent de vertigineux questionnements sur la nature humaine. Sous couvert de la fiction, qui permet peut-être plus que l’essai, d’exploiter les différentes nuances de gris qui composent la réalité, nous suivons les traces de Paul Remlinger, vétérinaire-biologiste, qui a assisté de près aux exploits de Louis Pasteur, ce génie à qui il voue une admiration sans borne. Mais Remlinger, jeune homme timide et presque falot restera un personnage secondaire dans l’histoire de la Science à l’inverse de ses contemporains de l’Institut Pasteur comme Albert Calmette ou Emile Roux. Affecté à l’Institut Antirabique de Constantinople en 1901, Paul va y végéter de nombreuses années, faute de moyens humains et financiers. C’est un homme solitaire qu’une vie routinière apaise, obsédé par l’hygiène et entièrement tourné vers la vérité scientifique. Mais l’hi...

Pour l'inconditionnelle de Jonathan Coe que je suis, la sortie (en poche) de son premier roman, jusqu'alors inédit en France, avait de quoi me réjouir. Je me suis jetée dessus... et suis restée un peu sur ma faim.
Le destin sinistre de Maria, depuis ses années d'université jusqu'à ses 30 ans bien sonnés, m'a laissée quelque peu froide. Sa personnalité, indifférente à tout, solitaire et parfois revêche, n'est pourtant pas sans intérêt. Elle est l'occasion de quelques pages bien senties sur l'optimisme béat de certains de nos congénères, et il faut reconnaître que la galerie de personnages que la pauvre Maria est obligée de se coltiner, est assez amusante, quoique déprimante : Ronny l'amoureux transi qui la demande en mariage tous les jours pendant une décennie, ses diverses colocataires toutes plus frappées les unes que les autres, le mari qu'elle finira par épouser "par hasard" et qui se révèlera... mais je n'en dis pas plus. Jusqu'à la douce Sarah, sa seule vraie amie, dont Maria dira combien le bonheur (réel) d'être avec elle, se double d'un ennui profond... Il n'y a que Stephen, dont le lecteur ne saura pas grand chose, qui aura su émouvoir notre héroïne, et son chat Stefton. Les amoureuses des chats, nombreuses à lire ce blog (!) se régaleront des quelques pages qui sont consacrées à ce confident à quatre pattes.
Beaucoup moins abouti que ses romans suivants, mais plein de cet humour vachard et de cette profondeur "l'air-de-rien"qu'on connaît à J.Coe, "La Femme de hasard" vaut d'être lu. Ma relative déception est due au fait que j'en attendais beaucoup. Accrochez vous en tout cas, la deuxième moitié est meilleure que la première.
Beaucoup moins abouti que ses romans suivants, mais plein de cet humour vachard et de cette profondeur "l'air-de-rien"qu'on connaît à J.Coe, "La Femme de hasard" vaut d'être lu. Ma relative déception est due au fait que j'en attendais beaucoup. Accrochez vous en tout cas, la deuxième moitié est meilleure que la première.
Isa
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