Par un jour froid de novembre 1941, Cécile Perec, de son vrai nom Cyrla Szulewicz, juive polonaise, confie son fils de 5 ans à la Croix-Rouge dans un convoi qui quitte Paris pour le conduire à Grenoble, alors encore en zone libre. Son fils s’appelle Georges, Georges Perec, et il deviendra plus tard l’immense écrivain que l’on connaît. Georges ne reverra jamais sa mère. Qu’est-ce qui a donc poussé Olivia Elkaim à s’emparer de cette histoire où, sans réinventer ni Perec ni sa mère, elle les conduit jusqu’à nous pour combler les vides et comprendre cet acte sacrificiel ? Est-ce par-delà les époques une certaine proximité qui unit ces deux femmes ? Leur judéité ? Leur statut de mères ? Leur amour pour Perec ? Et bien qu’elle avoue elle-même « avancer dans le noir », Elkaim tente à travers ce livre d’expliquer ce lien, qui en tant que lectrice la lie à Perec et de percer le mystère de cette mère trop tôt disparue. Dans ce roman qui oscille sans cesse entre fiction ...
« J’apprends » est le monologue intérieur de Nadia que l’on va suivre depuis son entrée au CP jusqu’au collège. Elle nous décrit sa vie quotidienne en banlieue. On devine son histoire qui se dessine sur fond de guerre d’Algérie à une époque où le sujet est tabou aussi bien à la maison qu’à l’école. Dans sa famille il y a les non-dits et les vides de son passé ; on répond ‘’tu comprendras plus tard’’ à ses questions difficiles. Pour cette fillette très studieuse le monde de l’école est rassurant par ses affirmations, ses règles et ses préceptes. Ces années d’apprentissage nous plongent dans un monde de papier crépon, de feutrine, de colle à papier, de crayons bien taillés, de peinture à l’eau…. L’auteur s’arrête sur des détails apparemment très simples comme la concentration nécessaire à cette petite fille qui apprend à écrire pour allonger la boucle du F ; à sa fascination pour l’énumération des curiosités de la fin de l’alphabet WXYZ. Plus loin dans les classes primaires, elle nous re...