Richie a 5 ans. Sa mère a peur de tout. Son père "voit grand" pour sa famille. Richie adore aller à la piscine, même s'il ne sait pas encore nager. La maître-nageuse a 17 ans, elle est jolie avec sa queue-de-cheval. En ce jour de juillet 1969, trois hommes partent pour la Lune, bouleversant le quotidien du monde entier. Ce jour-là, Richie se noie ... Tout cela le lecteur le sait dès le début du roman. Ensuite, comme dans un kaléidoscope, le récit éclate en temporalités et points de vue différents, reconstituant ce qui précède le drame et ce qui suit le drame, dans des chapitres égrenés parfois à l'envers façon compte à rebours du décollage de la fusée. La noyade elle-même, autour desquels tous ces instants gravitent comme en orbite, arrivera en toute fin de roman, dévoilant enfin ses circonstances. J'avais bien veillé à ne lire aucune critique sur ce roman d'une auteure que j'aime particulièrement. C'est pour vous donner ce mêm...
« Chacun de nous a sa propre Jane Austen » : dès cette 1ère phrase du roman, Karen Joy Fowler vous lance sur les traces de la célèbre romancière britannique, avec six de ses admirateurs, dans la Californie d’aujourd’hui. Ce groupe se réunit une fois par mois chez l’un de ses membres pour discuter de l’œuvre de Jane Austen. Les séances du club sont l’occasion de découvrir chacun des protagonistes – des gens ordinaires, ni heureux ni malheureux, avec leurs blessures intimes et leurs complexes -. Tout au long de leurs rencontres, des mariages sont mis à l’épreuve, des intrigues se nouent, des désaccords s’aplanissent, et comme sous la houlette de leur écrivain(e) favori(te), certains trouvent l’amour… Cette chronique sentimentale devient, sous la plume experte de Karen Joy Fowler, une comédie délicieuse, pétillante et tendre. Pour l’apprécier, nul besoin d’avoir lu le moindre titre de la grande dame des lettres anglaises ; par contre, sachez qu’après cette lecture, vous risquez fort...