En Écosse, dans les Highlands, en 2051, l’inspecteur Cameron Brodie enquête sur la disparition d’un lanceur d’alerte. Cette enquête, pour laquelle il s’est porté volontaire, devrait lui permettre de retrouver sa fille, qui ne lui adresse plus la parole depuis 10 ans, pour lui dire ce qu’elle doit savoir de l’histoire familiale, avant que le cancer n’emporte Cameron. Le ton est donné, on est dans du sombre, très sombre…. Mais nous voici donc embarqués dans un double suspense. L’un et l’autre s’entrecroisent et sont traités magistralement, bien que de manière totalement différente. Et ce n’est pas la seule qualité de cet excellent polar ; aux composants habituels qui sont sa marque de fabrique (histoire familiale, enquête, paysages grandioses) Peter May ajoute une dimension dystopique d’autant plus terrifiante qu’elle est vraisemblable, et me semble t-il, étayée. Et il se révèle excellent en la matière… Nos nerfs sont mis à rude épreuve, notre moral aussi. Mais la fin vient heureu...
Parler des difficultés sociales, professionnelles des gens, le cinéma le fait depuis toujours ou presque. A l'anglaise (Ken Loach, Mike Leigh...), à l'italienne (Ettore Scola, Nanni Moretti...) et à la française : comme Cédric Kahn (Une vie meilleure) et Robert Guédiguian (Les Neiges du Kilimandjaro). Le premier est quasiment un documentaire, surtout dans sa première partie, très elliptique, mais qui montre bien l'engrenage qui va plonger Guillaume Canet et Leila Bekhti dans le surendettement. Ces deux jeunes gens en veulent, achètent un restaurant à retaper mais s'y prennent très mal, et personne ne les aide. La jeune femme finira par partir au Canada chercher des jours meilleurs, laissant son fils Slimane à Guillaume Canet. Dès lors, le film, tout en continuant à montrer la spirale de l'échec social du héros, va zoomer sur le jeune garçon de 9 ans et demi, et sur sa relation chaotique avec son beau-père. L'ensemble du récit est très vraisemblable, chaque ...