Par un jour froid de novembre 1941, Cécile Perec, de son vrai nom Cyrla Szulewicz, juive polonaise, confie son fils de 5 ans à la Croix-Rouge dans un convoi qui quitte Paris pour le conduire à Grenoble, alors encore en zone libre. Son fils s’appelle Georges, Georges Perec, et il deviendra plus tard l’immense écrivain que l’on connaît. Georges ne reverra jamais sa mère. Qu’est-ce qui a donc poussé Olivia Elkaim à s’emparer de cette histoire où, sans réinventer ni Perec ni sa mère, elle les conduit jusqu’à nous pour combler les vides et comprendre cet acte sacrificiel ? Est-ce par-delà les époques une certaine proximité qui unit ces deux femmes ? Leur judéité ? Leur statut de mères ? Leur amour pour Perec ? Et bien qu’elle avoue elle-même « avancer dans le noir », Elkaim tente à travers ce livre d’expliquer ce lien, qui en tant que lectrice la lie à Perec et de percer le mystère de cette mère trop tôt disparue. Dans ce roman qui oscille sans cesse entre fiction ...
Ce samedi, c’est une journée dans la vie Henry Perowne, neurochirurgien renommé, à Londres. On est en février 2003. Tony Blair s’apprête à suivre George Bush et à participer à l’invasion de l’Irak, contre l’opinion publique de tout son pays. Une manifestation pacifiste d’envergure inégalée se prépare pour ce samedi. Henry Perowne se réveille à 3 heures du matin, inexplicablement attiré par la fenêtre, d’où il aperçoit un avion en flammes qui va s’écraser. Accident, attentat ? Conditionné par le 11 septembre, il pense inévitablement à un attentat. Toute la journée, les thèses les plus contradictoires envahiront les médias sur cet évènement. Pour Henry Perowne, c’est le point de départ d’une folle journée, au cours de laquelle tous ses repères vont, non pas voler en éclats, mais bouger subtilement, se décaler. Londres est bloqué par la manifestation pacifiste, et les déplacements en voiture d’Henry se trouvent perturbés. Hormis sa visite hebdomadaire à sa mère atteinte de la maladie d’Al...