Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...

Ce samedi, c’est une journée dans la vie Henry Perowne, neurochirurgien renommé, à Londres. On est en février 2003. Tony Blair s’apprête à suivre George Bush et à participer à l’invasion de l’Irak, contre l’opinion publique de tout son pays. Une manifestation pacifiste d’envergure inégalée se prépare pour ce samedi.
Henry Perowne se réveille à 3 heures du matin, inexplicablement attiré par la fenêtre, d’où il aperçoit un avion en flammes qui va s’écraser. Accident, attentat ? Conditionné par le 11 septembre, il pense inévitablement à un attentat. Toute la journée, les thèses les plus contradictoires envahiront les médias sur cet évènement. Pour Henry Perowne, c’est le point de départ d’une folle journée, au cours de laquelle tous ses repères vont, non pas voler en éclats, mais bouger subtilement, se décaler.
Londres est bloqué par la manifestation pacifiste, et les déplacements en voiture d’Henry se trouvent perturbés. Hormis sa visite hebdomadaire à sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer, rien ne va se passer comme d’habitude. Sa traditionnelle partie de squash avec son anesthésiste tourne au combat sans merci, il est à cran, car sur le chemin, il a été agressé par les occupants d’une voiture avec lequel il a eu un banal accrochage. Son sentiment d’insécurité, créé par l’incident de l’avion, croît dangereusement. Même ce qui s’annonçait comme une perspective heureuse (l’arrivée pour le dîner de sa fille de 23 ans qu’il n’a pas vue de puis 6 mois) prend un tour pour le moins inattendu et angoissant...
Henry Perowne se réveille à 3 heures du matin, inexplicablement attiré par la fenêtre, d’où il aperçoit un avion en flammes qui va s’écraser. Accident, attentat ? Conditionné par le 11 septembre, il pense inévitablement à un attentat. Toute la journée, les thèses les plus contradictoires envahiront les médias sur cet évènement. Pour Henry Perowne, c’est le point de départ d’une folle journée, au cours de laquelle tous ses repères vont, non pas voler en éclats, mais bouger subtilement, se décaler.
Londres est bloqué par la manifestation pacifiste, et les déplacements en voiture d’Henry se trouvent perturbés. Hormis sa visite hebdomadaire à sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer, rien ne va se passer comme d’habitude. Sa traditionnelle partie de squash avec son anesthésiste tourne au combat sans merci, il est à cran, car sur le chemin, il a été agressé par les occupants d’une voiture avec lequel il a eu un banal accrochage. Son sentiment d’insécurité, créé par l’incident de l’avion, croît dangereusement. Même ce qui s’annonçait comme une perspective heureuse (l’arrivée pour le dîner de sa fille de 23 ans qu’il n’a pas vue de puis 6 mois) prend un tour pour le moins inattendu et angoissant...
Je ne fais qu’ébaucher la trame de la journée d’Henry Perowne, que Ian Mc Ewan décrit dans le détail : opérations chirurgicales, match de squash, discussions politiques (pour ou contre la guerre en Irak), préparation du dîner... Aucune des pensées du personnage ne nous échappe. Ce scientifique étudie et opère le cerveau. Il préfère qu’on lui explique le monde plutôt qu’on lui raconte. Sa fille est poétesse et son fils musicien, et leur mode de fonctionnement lui échappe un peu. Ils sont contre la guerre. Lui également, mais il pense qu’elle est inévitable pour se débarrasser de Saddam Hussein. La menace terroriste plane sur leur monde. Mais finalement, c’est une violence d’un tout autre ordre qui va perturber son samedi et sa vie.
C’est un roman brillant, dans lequel on plonge un peu comme dans un thriller politique. Il met en lumière le prisme que les médias impriment à notre perception du monde, le caractère profondément anxiogène de notre société. Il nous livre mieux qu’un article de presse l’état de l’opinion anglaise sur la question de la guerre en Irak et plus généralement encore, se demande (débat à la mode en ce moment) ce qui forge cette fameuse opinion publique.
C’est un roman brillant, dans lequel on plonge un peu comme dans un thriller politique. Il met en lumière le prisme que les médias impriment à notre perception du monde, le caractère profondément anxiogène de notre société. Il nous livre mieux qu’un article de presse l’état de l’opinion anglaise sur la question de la guerre en Irak et plus généralement encore, se demande (débat à la mode en ce moment) ce qui forge cette fameuse opinion publique.
Ian McEwan est un auteur anglais majeur. Vous pouvez tout lire de lui, il n’y a rien à jeter. J’avais particulièrement aimé « L’Enfant volé », que je vous recommande également.
Isabelle
Commentaires
Ta critique me donne envie de retenter...