Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du décembre, 2007

Des siècles de sommeil littéraire #2 : Hypnos, la Princesse et le Marchand de sable

Ce podcast en épisodes évoque le sommeil dans la littérature. Ma sélection, subjective comme toujours,  balance entre valeurs sûres et découvertes, et  fait la part belle à la littérature contemporaine.  J’ai choisi des oeuvres où le sommeil est un élément de la narration, représenté en tant que processus de la perte de conscience, qu’elle soit crainte ou espérée, de Proust à Jonathan Coe, en passant par la SF, les contes et légendes ou l’autofiction. Chaque épisode est composé d'une rapide mise en contexte de l'oeuvre, et d'un ou plusieurs extraits lus à haute voix.   #2 :  Hypnos, la Princesse et le Marchand de sable           Le sommeil dans les contes et légendes Contient : une version amusante du mythe de Sisyphe, un conte sur une princesse insomniaque et un extrait de l'Homme au sable d'Hoffmann.         

"Ne le dis à personne" de Guillaume CANET

J'aime bien Guillaume Canet. Comme acteur, il est moyen. Comme réalisateur, il est de mieux en mieux. Et puis quelqu'un qui donne à François Cluzet l'opportunité de défendre un personnage et une histoire intéressants ne peut pas être mauvais. Car j'aime beaucoup François Cluzet. Je trouve que le cinéma français le sous-emploie. Ou alors, peut-être refuse-t-il beaucoup de rôles, trop indigents pour lui. Il a en tout cas bien fait d'accepter de jouer dans cette adaptation du fameux bouquin d'Harlan Coben. Canet en a tiré un excellent film, et pas seulement grâce à Cluzet (mais aussi Laurence Cote et Dussolier). Enfin un bon polar français, moderne et efficace. C'est bien filmé, bien raconté, bien joué, ça parie sur l'intelligence du spectateur sans négliger l'émotion. L'histoire est tendue comme un fil, captivante. Et puis l'histoire d'amour est renversante et poignante, et là on en revient à Cluzet. Il est de la trempe d'Auteuil dans l...

"Millenium" de Stieg LARSSON

Oui, bon, ce n'est pas follement original de faire une critique sur LE roman culte du moment. Je vous rappelle le contexte, l'auteur (suédois) succombe à un infarctus après avoir rendu le dernier tome de sa trilogie, que la France a commencé à publier en juin 2006, dans une relative indifférence. Le bouche à oreilles, et la qualité évidente des bouquins, a fait le reste. Pour une fois je hurlerai avec les loups. Oui, c'est génial, et oui, vous laisserez tout tomber pour plonger toujours plus loin dans l'histoire. Je termine le premier tome, et, mon métier ayant quand même quelques avantages, j'ai sous le coude, tous frais, tous neufs, les deux autres tomes... Ils ne feront pas long feu, mes lecteurs n'attendront pas longtemps (on se justifie comme on peut de ce honteux et exhorbitant privilège de vilain fonctionnaire). Entre mystère de chambre close, à l'échelle d'une île, et roman à charge sociale et politique (capitalistes véreux, passé trouble de la S...