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"Artemisia", une BD de Nathalie FERLUT et Tamia BAUDOIN

Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...

"Ne le dis à personne" de Guillaume CANET


J'aime bien Guillaume Canet. Comme acteur, il est moyen. Comme réalisateur, il est de mieux en mieux. Et puis quelqu'un qui donne à François Cluzet l'opportunité de défendre un personnage et une histoire intéressants ne peut pas être mauvais.
Car j'aime beaucoup François Cluzet. Je trouve que le cinéma français le sous-emploie. Ou alors, peut-être refuse-t-il beaucoup de rôles, trop indigents pour lui. Il a en tout cas bien fait d'accepter de jouer dans cette adaptation du fameux bouquin d'Harlan Coben.
Canet en a tiré un excellent film, et pas seulement grâce à Cluzet (mais aussi Laurence Cote et Dussolier). Enfin un bon polar français, moderne et efficace. C'est bien filmé, bien raconté, bien joué, ça parie sur l'intelligence du spectateur sans négliger l'émotion. L'histoire est tendue comme un fil, captivante. Et puis l'histoire d'amour est renversante et poignante, et là on en revient à Cluzet. Il est de la trempe d'Auteuil dans le registre dramatique de ce film, et bien meilleur dans un registre comique, où il montre une folie et un sens du timing que peu d'acteurs français ont (voir le délirant "Sexes faibles", avec Valérie Lemercier, autre chose que ces comédies qu'on pond au kilomètre en ce moment. Réplique culte : "boulette suivante", ceux qui l'ont vu comprendront...). Souvenez-vous de lui en mari jaloux d'Emmanuelle Béart dans "L'Enfer" de Chabrol. Regardez le sur un plateau de télé (faut viser, c'est pas souvent qu'on l'y voit), il a une tête de fou, des yeux moqueurs et de la répartie à revendre. Les têtes de mule et les emmerdeurs sont souvent les meilleurs. Dans la famille, je prends aussi Bacri et Lanvin !!
IsaH

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