Romancière américaine désormais confirmée, Lauren Groff avait frappé fort avec Les Monstres de Templeton , son premier roman publié en 2008, que j'avais chroniqué ici . Elle confirme avec La Bagarre son talent indéniable pour l'art de la nouvelle. Fait rare, toutes sont très réussies. Enfants confrontés au deuil ou à l'abandon, obligés de se débrouiller, grandes soeurs protectrices ou au contraire égoïstes, femme d'âge mur déboussolée par la retraite, femmes battues, mais aussi jeune homme de bonne famille peinant à prendre sa vie en main, rescapées d'une inondation formant une nouvelle famille ... Autant de crises auxquelles l'auteure laisse généralement une fin ouverte. Autant de crises souvent illuminées par la bienveillance de personnes pas forcément proches, qui à un moment donné vont avoir le bon geste. Autant de crises parfois aggravées par la fourberie et l'abus de confiance, ou causées par la trahison d'un proche qui compte pourtant plus ...
Critiques partagées de livres, films, séries, musique...

Commentaires