Dans le podcast de Kesketalu intitulé "Un siècle, un roman, une héroïne", quel roman au personnage féminin marquant succèdera à La princesse de Clèves , Manon Lescaut , Une vie , Thérèse Desqueyroux , Bonjour tristesse et Truismes , et incarnera le XXIème siècle littéraire francophone (du moins son premier quart...) ? A vous de voter parmi ces 12 titres 👇, proposés par les contributrices régulières du blog Kesketalu, l 'ultime épisode du podcast sera consacré au roman que vous aurez choisi, et à son héroïne. Accéder au formulaire de vote ICI Fin du vote : 20/05/2026 Christine Angot - Le Voyage dans l'Est ( la narratrice ) Emmanuelle Bayamack-Tam - Arcadie ( Farah ) Virginie Despentes - Bye bye Blondie ( Gloria ) Ananda Devi - Sylvia P. (Sylvia Plath) Philippe Djian - "Oh...!" ( Michèle ) Alice Ferney - La Conversation amoureuse ( Pauline Arnoult ) Nancy Huston - Lignes de faille ( Sadie, Kristina ) Lola Lafon - Quand...
A première vue, ce gros objet impressionne : grand format, 236 pages, et un graphisme plutôt sobre. Et pourtant, il se dévore, le récit autobiographique de Reza Sahibdad ! Il se situe au moment d’un entretien avec une juge de l’OFPRA, et procède selon le procédé bien connu d’une série de flash-backs. Ce qui est moins classique, c’est le parcours de Reza, aujourd’hui français (tout est bien qui finit bien, donc), réalisateur de documentaires, marié et père de famille. La famille de Reza est hazara, du nom d’une ethnie afghane. Les hazaras, chiites, étant persécutés en Afghanistan où 90 % des habitants sont sunnites, les Sahibdad migrent en Iran, pays chiite comme eux, espérant être intégrés. Leur vie en Iran est une suite de désillusions, humiliations et violences les obligeant à vivre cachés et à travailler comme des brutes, clandestinement bien entendu. Car l’Iran, en plus d’être soumis au régime totalitaire que l’on connaît (enfin, de loin), cultive une haine farou...