Comment, mais comment ai-je pu passer à côté de Martin Amis durant ces décennies de lectures anglo-saxonnes ? Pourtant il m'"appelait" depuis les rayons des librairies, je tombais régulièrement sur les photos de cet homme dont on devine tout de suite la nature à la fois ironique et désespérée, sa clope à la main. Même quand il est mort en 2023, je ne me suis pas décidée. Et puis l'autre jour à la bibliothèque, bien en évidence, Train de nuit , et cette fois, faute de nouveautés glamours, je l'emprunte. Je viens de le terminer et cherchant de la matière critique, j'apprends que, apparemment, c'est une oeuvre "mineure" dans sa production... On se pince, qu'est-ce que ça doit être les autres, alors ?? Certes l'auteur emprunte ici les codes du roman noir, nous installant en terrain connu, et donc l'exploit n'est pas là, ni véritablement dans l'histoire ou les personnages, malgré le soin apporté à tout cela : Jennifer, la fille du ...
C’est avec Bondrée , son roman paru en 2017 et qui l’a fait connaître en France, que la québécoise Andrée A. Michaud énonce un postulat qui va devenir le mantra de toute son œuvre : « la stabilité du monde repose sur des assises qu’un simple coup de vent mauvais peut emporter. » et c’est exactement ce à quoi on va assister dans son dernier roman, Baignades , au pluriel. Première partie : Laurence, Max et leur petite fille de cinq ans Charlie, viennent d’arriver au camping du Lac aux sables, pour des vacances bien méritées. Hélas, pas le temps de savourer les morsures du soleil ou la beauté idyllique des paysages, tout va se détraquer en deux temps trois mouvements. Un engrenage fatal d'événements absurdes et de décisions malencontreuses vont précipiter la petite famille dans une nuit cauchemardesque. Deuxième partie : quatre années sont passées. Laurence et Charlie ont survécu à l’enfer. A l’occasion du congé de la Saint-Jean, elles se rendent dans la mai...