Jamais rien lu de cette femme saisissante. J'ouvre Protocoles. Je tombe direct sur l'horreur de la mort programmée par la justice. Et, donc, sur les protocoles y afférents, En phrases tout aussi sèches et dépourvues d'affect. Cela rappelle l'organisation de l'Holocauste (Recherche d'efficience, inhumanité, dispersion des responsabilités), A plus petite échelle statistique Mais pareille à hauteur d'individu ("Vous avez été condamné à mort", dit la première phrase). J'ai droit au déroulé de tous les modes d'exécution. Salutaire et insoutenable. Problème... - Prêche les convertis comme moi, Les autres ne le liront jamais - Noie le propos dans des anecdotes sexuelles Et le déroulé de ses protocoles personnels. Ennuyeux pour le lecteur (moi). Soi-disant les deux récits imbriqués ne font qu'un ? Ce projet littéraire n'est (pour moi) qu'un voeu pieux. Restent des pages sur la torture infligée aux corps. Plus marquantes et document...
Il y a longtemps que je voulais lire ce livre qui m’attendait, sagement posé sur une étagère. Quel choc ! en le lisant je n’ai pu m’empêcher de penser au travail titanesque qu’a dû produire l’auteur, du sang et des larmes assurément tant cette œuvre possède à la fois un souffle romanesque considérable et une densité réaliste absolument saisissante ! Cette histoire commence le 18 mai 1871, à l’aube des journées de la Semaine dite sanglante, lorsque les troupes versaillaises d’Adolphe Thiers lancent leur offensive finale contre les Fédérés. Elle se termine dix jours plus tard, le 28 mai, au moment où la Commune de Paris agonise, emportant avec elle les derniers espoirs d’une insurrection populaire. Dans une capitale à feu et à sang, des jeunes filles du peuple disparaissent mystérieusement. Un réseau de prostitution, des photographies pornographiques, des viols, des séquestrations se rajoutent aux affres de la guerre civile. Caroline, aide-ambulancière pour les Fédérés va lu...