Gustavo Faverón Patriau nous offre un séjour dans Les lieux souterrains , grâce à une exceptionnelle traduction de Robert Amutio, ouvrage paru aux éditions Christian Bourgois. Comment parler de ce livre sidérant ? Résumer l’intrigue est aussi impossible qu’inutile : sachez simplement que George Bennett apprend, à l’occasion d’un drame familial, que son père, par ailleurs peu aimant (il est incapable de regarder son fils dans les yeux), est un agent de la CIA et qu’il a mis en place, aidé et collaboré avec presque tous les régimes autoritaires d’extrême droite sud-américains, allant jusqu’à organiser et participer à des séances de torture dans des lieux qu’il a lui-même conçus. George, décide alors de partir sur les traces de ce père (dont il porte le prénom), aussi honni que mystérieux, pour tenter de comprendre, et peut-être de réparer. On plonge dans ces labyrinthes et ces souterrains aux côtés du narrateur : on s’y perd, on croit s’y retrouver pour mieux à nouveau ...
Cette année, j'ai eu un véritable coup de foudre littéraire pour une autrice australienne Charlotte McCONAGHY . Elle a tout pour me séduire, enfin je rectifie (même si l’Australie me fait rêver), ses livres ont tout pour me plaire. On y trouve des personnages forts, souvent des femmes mais pas seulement, engagés dans la cause écologique que ce soit pour suivre la dernière migration de sternes arctiques depuis le Groenland jusqu’à la Mer de Weddell dans Migrations (2021), ou bien réintroduire les loups dans les Highlands dans Je pleure encore la beauté du monde (2024) , ou encore surveiller une banque de semences du monde végétal sur une île perdue au milieu de l’Océan Austral, L es fantômes de Shearwater (2026), (son dernier livre). A chaque fois le roman est construit comme un polar, avec une intrigue qui relie le personnage principal à une disparition voire un meurtre. La nature souvent rude mais magnifique, est omniprésente et on se surprend à vouloir ralentir le r...