Quelle femme intéressante, Florence Seyvos. Après l'avoir découverte il y a des années comme romancière jeunesse, je n'avais pas lu ses romans "adultes", contrairement à ceux de Geneviève Brisac et Sophie Chérer. Et même si j''avais beaucoup aimé le film Camille redouble ( voir ma critique ), dont elle est co-scénariste, celle qui est la compagne d'Arnaud Desplechins était un peu sortie de mes radars. Le Prix du Livre Inter 2025 la rappelle à moi, avec ce roman familial, qui semble largement inspiré de sa propre vie. Il fait partie de ces livres qui résonnent tout de suite en vous, en tout cas en moi ! Pas seulement parce qu'une bonne partie de l'histoire se passe au Havre au début des années 80, que la narratrice est lycéenne et a à peu près mon âge. Au-delà de l'écho personnel qu'il me procure, l'évocation de Jacques, le beau-père de la narratrice Anna et sa soeur Irène, le perdant magnifique du titre, est forte, épousant toutes les...
👍 Bibliosurf a distingué cette critique Dans le Nord de la France, un soir de mars 1609, le père Lamandre, brave curé de campagne voit arriver à son presbytère une petite fille de 6 ans, le regard apeuré et les vêtements maculés de boue. Ainsi débute l’histoire de Milady, la célèbre héroïne des Trois mousquetaires d’Alexandre Dumas à qui Adélaïde de Clermont-Tonnerre redonne vie en tentant de lui offrir une réhabilitation en bonne et due forme. Certes, le procédé n’est pas nouveau : on s’empare d’un héros de fiction pour en donner une autre interprétation, construire un récit différent de la version originale, voire créer une nouvelle histoire. On songe bien sûr à Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud, à Vendredi ou les limbes du pacifique de Michel Tournier ou encore tout récemment à Percival Emerett avec son James , tiré des Aventures de Huckleberry Finn de Mark Twain. Dans Les Trois mousquetaires Milady est la méchante de l’histoire, avec Adélaïde de Clerm...