« Le jour où Arnaud est devenu faussaire, il avait sept ans. » Certes, cet incipit ne vaut peut-être pas le « Longtemps je me suis couché de bonne heure » de Marcel Proust mais il évoque d’emblée une équation que le lecteur a hâte de résoudre. Qui est donc cet enfant de sept ans qui porte le même nom que l’inventeur du daguerréotype, Arnaud Daguerre, pour s’estimer faussaire à cet âge tendre de la vie, postulat qui va décider de son destin ? Enfant timide et secret, manquant d’assurance, persuadé de ne pas être à la hauteur, avec pour seul ami un être imaginaire, élevé par de grands bourgeois froids et dénués d'affection, Arnaud subit la pression silencieuse de ses parents et lorsqu’il reçoit la note de 1/10 à un devoir de calcul, tout simplement due à une erreur d’inattention, cela prend pour lui des allures de désastre. Alors il va trafiquer sa note et va, par cet acte fondateur, prendre le chemin de la supercherie. À l’âge adulte, Arnaud devient journaliste d...
A Paris (encore une fois), je décide d'aller rencontrer « Victor, comme tout le monde » parce que Victor, ça ne peut pas faire de mal.. Un film chouette, un bon moment, des actrices attachantes, les Îles anglo-normandes, le pupitre d'écriture de Victor à Guernesey, mais qui était mis en avant, les textes d'Hugo ou le jeu de Luchini ?? Pourquoi cet homme si amoureux des textes qu'il défend a-t-il du mal à s'effacer derrière eux ? Mais pour l'anecdote, le lendemain matin, sans le vouloir, à quelques pas de mon hôtel, je reconnais la boulangerie où Robert Zuchini , alias Luchini , va tous les matins acheter son pain au chocolat et aussi la petite place en face, les arbres, et le banc.. qui était juste là pour le film. Et puis un peu plus loin, le théâtre de la Porte St Martin... jusqu'à ne plus savoir où s'arrête la fiction et commence la réalité. Bon, j'ai quand même envie de relire les Contemplations !