Soudain, une mouche m’a piquée : il fallait quand-même, à la fin des fins, que je fasse connaissance avec l’un de ces auteurs au nom imprononçable pour lequel le jury du Nobel a un goût prononcé. J’ai jeté mon dévolu un peu au hasard, un peu parce que des proches m’en avaient parlé en bien, sur Olga Tokarczuk. Et parmi les nombreux titres ce cet auteur traduits en français, après mûre réflexion (il ne fallait pas que je me trompe !), j’ai choisi Dieu, le temps, les hommes et les anges . A première vue, il s’agit d’une histoire de la Pologne, une chronique, plutôt, depuis 1914 jusqu’au XXIème siècle, avec son lot d’horreurs et de violences. Mais ce livre incroyable est beaucoup, beaucoup plus que cela. Au travers de la chronique de la vie à Antan, minuscule village, se révèle une œuvre à la portée métaphysique puissante. Tout vit, tout est personnage à Antan : les hommes, les femmes et les enfants, mais aussi, et au même niveau les animaux, les âmes, le vent, l’eau. Certains...
[Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page]. Attention roulement de tambour.... plus de 1 000 pages, 1 039 exactement pour ce roman qui s'annonce puissant sur la catastrophe annoncée du dérèglement climatique. A 10% de lecture, on est encore en tour de chauffe (si je puis dire...), avec des chapitres alternés introduisant chacun un personnage, et je ne sais pas si je suis au bout des présentations ! En tout cas, j'aime ce genre de structure romanesque, courante chez les auteurs américains, et Stephen Markley a l'air de maîtriser le procédé. Je ne sais pas de quelle manière vont s'imbriquer les histoires de Tony, le spécialiste des questions de climat, Ashir le geek génie de l'analyse prédictive, Shane, qu'on devine activiste écolo, Keepe...