Dans le podcast de Kesketalu intitulé "Un siècle, un roman, une héroïne", quel roman au personnage féminin marquant succèdera à La princesse de Clèves , Manon Lescaut , Une vie , Thérèse Desqueyroux , Bonjour tristesse et Truismes , et incarnera le XXIème siècle littéraire francophone (du moins son premier quart...) ? C'est le Jour J... Les lecteurs de Kesketalu ont voté (un grand merci pour votre participation) et voici le résultat ... Fin du vote ! Votre héroïne littéraire du XXIème siècle est Naïma ( L'art de perdre d'Alice Zeniter ) suivie, dans un mouchoir de poche, de Lucile ( Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan), Bénédicte ( L'amour et les forêts d'Eric Reinhardt) et Gloria ( Bye bye Blondie de Virginie Despentes) Un grand merci à celles et ceux qui ont participé ! 👉RV en juin sur Kesketalu pour découvrir le podcast consacré à Naïma. Résultat en pourcentages : Détail du vote ...
Ayant beaucoup aimé A prendre ou à laisser paru en France en 2023, je me laisse tenter par le nouveau roman de Lionel Shriver. L'"hystérie collective" du titre, c'est celle qui s'est répandue dans la société américaine en 2011 (Lionel Shriver nous installe dans une uchronie), autour du Mouvement pour la Parité mentale, qui interdit de distinguer les gens en fonction de leur intelligence, de quelque manière que ce soit. Un anti-intellectualisme institutionnalisé, qui exaspère l'héroïne, Pearson : cette professeure ne peut plus donner de notes ni d'appréciations, et enrage que dans la vie de tous les jours on n'ait par exemple plus le droit d'utiliser les "mots en C", comme "crétin" . Même L'amie prodigieuse fait scandale à sa sortie, à cause de son titre jugé discriminant ! Le fils de Pearson est menacé de se faire renvoyer de l'école car il a dit à un de ses camarades que son t-shirt était "stupide" (il était o...