Un long panoramique sur une étendue désertique balayée par les vents, puis soudain, traversant le champ de la caméra, comme un coup de poing, une horde de chiens errants provoque un accident de voiture. Dès la séquence d’ouverture, proprement hallucinatoire, le ton est donné. Lang, la trentaine, sort de prison (on ne saura ce qu’il a fait, que plus tard dans le film) et retourne à Chixia, sa ville natale, aux portes du désert de Gobi. Il est bientôt recruté afin de capturer les chiens errants qui parcourent la ville. Il faut faire place nette afin d’attirer de nouveaux investisseurs. Mais Lang, héros quasi mutique et entêté va se prendre d’affection pour l’un d’entre eux, un lévrier noir, qu’on accuse d’avoir la rage. Avec Black dog , Guan Hu réalise un film d’une incomparable beauté formelle qui navigue sans cesse entre différents genres. Est-ce qu’on regarde un western contemporain, une fable politique et sociale, un thriller crépusculaire, une chronique post-apocalyptique, une f...
👍 Bibliosurf a distingué cette critique Joanna et Christopher sont de vieux amis d'université, ils se retrouvent le temps d'un week-end avec leurs filles respectives , Phyl et Rashida, et ces deux progressistes parlent de leur sujet favori, la politique. Christopher, qui a dédié sa vie à des recherches sur le Parti conservateur, informe Joanna qu' il s'est inscrit en tant qu'observateur à une convention partisane, qui se tient dans un vieux manoir, où il reverra un de leurs anciens camarades (qu'ils détestent) devenu figure de proue de la tendance ultra du Parti. Il exprime de l'inquiétude, comme un mauvais pressentiment, mais personne ne s'y arrête, car, c'est bien connu, Christopher a toujours eu un côté affabulateur. Sauf que... Oserais-je avouer une pointe de déception au moment de tourner la dernière page des Preuves de mon innocence ? Certes Jonathan Coe a recours à un dispositif narratif astucieux, en faisant avancer l'histoire par br...