👍 Bibliosurf a distingué cette critique Anne Godard à la Grande Librairie, hésitante, cherchant toujours le mot et la formulation justes, m'a donné envie de lire ce roman que j'avais déjà repéré dans les parutions de la rentrée littéraire 2026. La fulgurance de la remarque (admirative) d'Amélie Nothomb, présente sur le plateau ("Je ne me suis pas rendue compte du moment où vous passez du On au Je") souligne l'articulation profonde entre la technique narrative, donc la forme, avec le fond. Et en effet, tout au long du roman qui est le portrait d'une famille tentaculaire, le "On" prend des identités multiples : parfois exact grammaticalement puisque s'appliquant à un groupe, parfois attribué à l'une ou l'autre des individualités qui forment ce groupe, désignant enfin la narratrice et elle uniquement, le tout avec une fluidité remarquable. Et cela sert complètement le propos de l'auteure, pour évoquer une famille-monde, amas...
👍 Bibliosurf a distingué cette critique En Écosse, dans les Highlands, en 2051, l’inspecteur Cameron Brodie enquête sur la disparition d’un lanceur d’alerte. Cette enquête, pour laquelle il s’est porté volontaire, devrait lui permettre de retrouver sa fille, qui ne lui adresse plus la parole depuis 10 ans, pour lui dire ce qu’elle doit savoir de l’histoire familiale, avant que le cancer n’emporte Cameron. Le ton est donné, on est dans du sombre, très sombre…. Mais nous voici donc embarqués dans un double suspense. L’un et l’autre s’entrecroisent et sont traités magistralement, bien que de manière totalement différente. Et ce n’est pas la seule qualité de cet excellent polar ; aux composants habituels qui sont sa marque de fabrique (histoire familiale, enquête, paysages grandioses) Peter May ajoute une dimension dystopique d’autant plus terrifiante qu’elle est vraisemblable, et me semble t-il, étayée. Et il se révèle excellent en la matière… Nos nerfs sont mis à rude é...