Dans ce podcast en épisodes, j'ai choisi un roman par siècle, précurseur ou représentant d'un courant littéraire, mettant en scène une héroïne qui, prise dans le corset des contraintes imposées aux femmes par la société de leur temps, peine à vivre ses aspirations amoureuses. Des femmes inoubliables et touchantes dans des romans dont on peut avoir, sans anachronisme excessif pour les plus anciens, une lecture féministe, tant ces destins broyés sont nés de l'empathie de leurs auteurs pour elles. Chaque épisode est composé d'une rapide mise en contexte de l'oeuvre, et d'un ou plusieurs extraits lus à haute voix. #5: XXème siècle, deuxième partie "Truismes", de Marie DARRIEUSSECQ, publié en 1996 En complément, je vous renvoie au post que j’ai consacré à Marie Darrieussecq, dont j'ai croisé le chemin à New York il y a quelques années : Hasard et coïncidences…. Ou Marie Darrieussecq et moi
Grand connaisseur du Paris interlope des années cinquante, Robert Giraud, poète, écrivain, journaliste était l’ami de Georges Brassens, de Jacques Prévert ou encore de Robert Doisneau, son alter ego avec lequel il a travaillé. Jeune résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il quitte Limoges dès 1945 pour, comme on disait à l’époque, « monter à la capitale », qu’il ne quittera plus jamais. A l’automne 1956 et ce durant trois mois, Giraud écrit 9 chroniques, La vie secrète des clochards de Paris pour le journal Qui ? Détective et que les éditions Dilettante publieront pour la première fois en 1998 sous le titre Le peuple des berges . « La cloche en argot, c’est le ciel. Sont clochards tous ceux qui n’ont que le ciel pour toit. » Giraud, qui a toujours vécu dans le dénuement et a connu de longues périodes de déveine n’a donc aucun mal à témoigner de l’envers du décor. Il connaît bien ces invisibles, dignes héritiers de la cour des miracles, celle du di...