A chaque fois que je lis un roman anglais, je me dis que ce pays est décidément mon vivier préféré d'auteurs (et puis je lis un roman américain, et je change d’avis ... bref). Margaret Kennedy, donc.... Plus british, tu meurs. Cette Lady des lettres (elle est noble par épousailles), qui a connu un succès fulgurant dès les années 30, fait l'objet de publications rétrospectives avec de nouvelles traductions. Merci aux éditions de la Table ronde de nous faire découvrir cette fine observatrice des moeurs de son époque et de son milieu, mais dont l'ironie et l'acuité sont universelles et intemporelles. J'avais déjà bien aimé Divorce à l'anglaise, voilà encore dans Pièce montée des histoires de mariage (mais aussi de théâtre, d'où le titre à double sens) . Celui de Lucy Carmichael d'abord, qui va subir la pire humiliation possible lorsque son fiancé ne se présente pas à l'église. Elle va s'exiler en province comme prof de théâtre d'un Institu...
Ce film pourrait s’intituler Vingt Dieux ou la fureur de vivre au pays du comté ! Car Anthony dit Totone 18 ans qui vit dans le Jura, n’aime rien tant que la picole, la bagarre et ses amis ! brûlant ainsi sa fin d’adolescence par les deux bouts. Mais quand son père meurt dans un accident de voiture, le voici rattrapé par la réalité, doublement contraint de s’occuper de sa petite sœur et d’assurer leur subsistance. Il se met alors en tête de fabriquer du comté pour gagner la médaille d’or du concours agricole et rafler le prix de 30 000 euros. Évidemment tout l’enjeu de ce film hautement rafraîchissant n’est pas tant la médaille que le jeune homme compte remporter que la description d’une jeunesse rurale encore trop peu représentée au cinéma à l’inverse de celle des banlieues. D’ailleurs la confection de ce comté, en plein air, sans aucune mesure d’hygiène, en compagnie de sa petite sœur et de ses deux amis tient plus du burlesque que d’une fabrication dans les règles de...