Comment échapper à un destin tout tracé lorsqu’on a 21 ans, que l’on vit misérablement sur un îlot isolé des Philippines avec une mère soumise, un père alcoolique et deux sœurs pas toujours bienveillantes ? Que faire lorsqu’on dort à même le sol dans une hutte exposée aux quatre vents avec pour seule distraction des vidéos YouTube que l’on regarde à longueur de journée sur son téléphone ? Alors, lorsqu’elle voit débarquer de son blanc voilier, un riche néo-zélandais quinquagénaire, Aica décide de tenter sa chance ! Mais cette jeune fille déterminée, à la fois naïve et calculatrice, sait bien que le prix à payer pour un avenir meilleur sera encore plus élevé qu’il n’y paraît. Réussira-t-elle à se sortir de ce huis clos étouffant qu’est un bateau qui navigue en pleine mer en compagnie d’un quasi-inconnu ? Sera-t-il sa porte de sortie ou son tombeau ? Cela pourrait commencer comme un conte de fées, mais le ver est dans le fruit dès les premières pages du récit et le dés...
Paris, 1936 : cinq ouvriers au chômage gagnent à la loterie nationale. Ils décident de mettre leur gain en commun afin de s’offrir une nouvelle vie. Découvrant un vieux lavoir en ruine en bord de Marne, ils l’achètent dans le but de le retaper et d’en faire une guinguette qu’ils géreront tous ensemble. Dès son générique, (un panorama sur des arbres au bord de l’eau, filmés en contre plongée), le film déploie tout son réalisme poétique, déroulant le rêve d’une vie meilleure où tout est beau comme le proclamera plus tard Jean Gabin, l’un des héros. Mais très vite, comme si le bonheur était fugace et les utopies vaines, le sort s’acharne sur ces amis qui mettent pourtant tout leur cœur à l’ouvrage. Un orage, comme une ombre au tableau, compromet un temps les efforts de ces ouvriers qui veulent devenir leur propre patron. Puis tout se fissure lentement mais sûrement avec l’arrivée d’une femme fatale qui vient fragiliser la solidité du groupe. Enfin, deux d’entre eux s’enfuient tandis...