Pour cause d’immobilisation forcée, j’ai beaucoup lu ainsi qu’écouté de livres audio. C’est ma rentrée littéraire et quelle rentrée ! Quelle diversité ! Quel bonheur ! J’ai d’abord pu évoquer mon passé de professeur grâce à Yannick HAENEL et La solitude des professeurs est infinie , même si mon expérience est totalement différente, beaucoup de passages m’ont rappelé le temps des copies et des cours réussis et ceux qui ne passaient pas (voir l’excellente critique de Cath W sur Kesketalu) et cette impression parfois d’être seul(e) face à une multitude hostile ou bienveillante mais de toute façon « seul maître à bord ». Transition toute trouvée en montant à bord, avec Les Femmes du France de Zoé BRISBY relatant l’histoire de 4 femmes unies depuis leur jeunesse orpheline et ré-unies au cours de la dernière croisière du France qui conduira à une mutinerie contre le désarmement du paquebot. Dans ce livre l’histoire des jeunes femmes...
👍 Bibliosurf a distingué cette critique En cette rentrée littéraire, Véronique Ovaldé nous offre, entre fiction et biographie, un récit à la fois délicat et percutant. Elle brosse le portrait intime de sa mère, broyée par le déterminisme social, à une époque pas si lointaine où de plus, les femmes possédaient peu de droits. Son titre est emprunté à une phrase de Colette dans Mes apprentissages . Une petite phrase qui résume presque tout de la vie de cette femme. D’un côté, le manque et l’effacement, de l’autre, la résistance. Cette mère a grandi en pleine guerre et a manqué mourir faute de soins appropriés. Très bonne élève, elle ne peut pourtant pas accéder à des études secondaires, on a besoin d’elle à la ferme. Elle se marie, mais son séducteur de mari s’avère rapidement être un tyran domestique doublé d’un homme jaloux et violent. Il l’empêche de travailler et d’avoir un chéquier. Elle a deux filles qu’elle essaie de protéger du mieux qu’elle peut. Voilà, on pourrait pe...