C’est avec Bondrée , son roman paru en 2017 et qui l’a fait connaître en France, que la québécoise Andrée A. Michaud énonce un postulat qui va devenir le mantra de toute son œuvre : « la stabilité du monde repose sur des assises qu’un simple coup de vent mauvais peut emporter. » et c’est exactement ce à quoi on va assister dans son dernier roman, Baignades , au pluriel. Première partie : Laurence, Max et leur petite fille de cinq ans Charlie, viennent d’arriver au camping du Lac aux sables, pour des vacances bien méritées. Hélas, pas le temps de savourer les morsures du soleil ou la beauté idyllique des paysages, tout va se détraquer en deux temps trois mouvements. Un engrenage fatal d'événements absurdes et de décisions malencontreuses vont précipiter la petite famille dans une nuit cauchemardesque. Deuxième partie : quatre années sont passées. Laurence et Charlie ont survécu à l’enfer. A l’occasion du congé de la Saint-Jean, elles se rendent dans la mai...
[ Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page ]. J’en suis déjà à la page 150 quand me vient l’idée de contribuer moi aussi à cette belle idée du livre en cours…. C’est que j’ai l’impression que je pourrais tout aussi bien en être à la page 29... Ben oui … je n’y comprends pas grand-chose en fait. Le récit est décousu, on change d’époque d’un paragraphe à l’autre sans avoir été prévenus, la mémorisation des personnages et des liens entre eux ne va absolument pas de soi (de même que les patronymes, et davantage encore les surnoms indiens), et la langue - celle qui semble être celle du langage intérieur des enfants - parfaitement déstabilisante…. Mais de quoi est-il question exactement dans ce roman, qui n’est pas tout à fait une nouveauté (paru en France en 1...