Grand connaisseur du Paris interlope des années cinquante, Robert Giraud, poète, écrivain, journaliste était l’ami de Georges Brassens, de Jacques Prévert ou encore de Robert Doisneau, son alter ego avec lequel il a travaillé. Jeune résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il quitte Limoges dès 1945 pour, comme on disait à l’époque, « monter à la capitale », qu’il ne quittera plus jamais. A l’automne 1956 et ce durant trois mois, Giraud écrit 9 chroniques, La vie secrète des clochards de Paris pour le journal Qui ? Détective et que les éditions Dilettante publieront pour la première fois en 1998 sous le titre Le peuple des berges . « La cloche en argot, c’est le ciel. Sont clochards tous ceux qui n’ont que le ciel pour toit. » Giraud, qui a toujours vécu dans le dénuement et a connu de longues périodes de déveine n’a donc aucun mal à témoigner de l’envers du décor. Il connaît bien ces invisibles, dignes héritiers de la cour des miracles, celle du di...
👍 Bibliosurf a distingué cette critique Quelle femme intéressante, Florence Seyvos. Après l'avoir découverte il y a des années comme romancière jeunesse, je n'avais pas lu ses romans "adultes", contrairement à ceux de Geneviève Brisac et Sophie Chérer. Et même si j''avais beaucoup aimé le film Camille redouble ( voir ma critique ), dont elle est co-scénariste, celle qui est la compagne d'Arnaud Desplechins était un peu sortie de mes radars. Le Prix du Livre Inter 2025 la rappelle à moi, avec ce roman familial, qui semble largement inspiré de sa propre vie. Il fait partie de ces livres qui résonnent tout de suite en vous, en tout cas en moi ! Pas seulement parce qu'une bonne partie de l'histoire se passe au Havre au début des années 80, que la narratrice est lycéenne et a à peu près mon âge. Au-delà de l'écho personnel qu'il me procure, l'évocation de Jacques, le beau-père de la narratrice Anna et sa soeur Irène, le perdant magnif...