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Articles

Affichage des articles du avril, 2012

Des siècles de sommeil littéraire #2 : Hypnos, la Princesse et le Marchand de sable

Ce podcast en épisodes évoque le sommeil dans la littérature. Ma sélection, subjective comme toujours,  balance entre valeurs sûres et découvertes, et  fait la part belle à la littérature contemporaine.  J’ai choisi des oeuvres où le sommeil est un élément de la narration, représenté en tant que processus de la perte de conscience, qu’elle soit crainte ou espérée, de Proust à Jonathan Coe, en passant par la SF, les contes et légendes ou l’autofiction. Chaque épisode est composé d'une rapide mise en contexte de l'oeuvre, et d'un ou plusieurs extraits lus à haute voix.   #2 :  Hypnos, la Princesse et le Marchand de sable           Le sommeil dans les contes et légendes Contient : une version amusante du mythe de Sisyphe, un conte sur une princesse insomniaque et un extrait de l'Homme au sable d'Hoffmann.         

Crépuscule de Michael CUNNINGHAM

L’auteur de The hours, adapté au cinéma avec Nicole Kidman, nous plonge dans le New York actuel, New York qui tient un rôle, à part entière, New York dans toute sa complexité, dans toute la vie qu’elle déploie. On ressent l’atmosphère si particulière de cette ville… On pousse la porte de l’appartement de Peter, galeriste et Rebecca, critique et collaboratrice d’une revue culturelle influente. Un couple que l’on pourrait qualifier de « bobo » (je déteste cette expression), brillant, évoluant dans le milieu artistique, résidant dans un bel appartement new yorkais, jouissant d’un niveau de vie élevé, parents d’une jeune fille qui se détourne d’eux et mène une existence plutôt insignifiante ; un couple en apparence heureux, en apparence seulement. L’auteur nous entraine au cœur de ce couple, au cœur de l’usure des sentiments, du désenchantement de la vie, de la difficile confrontation entre ce que l’on est devenu et ce que l’on voulait être. L’équilibre précaire, mis en place pa...

Room d'Emma DONOGHUE

On pourrait se croire face à un fait divers romancé : l’enlèvement et la séquestration d’une femme, que son bourreau viole tous les soirs et qui donne naissance à petit Jack qui nous raconte son histoire, sa vie dans La Chambre où chaque objet a un nom et est vivant. On pourrait tomber dans le glauque mais le talent de l’auteur est de raconter l’histoire du point de vue du petit garçon, un langage d’un garçon de 5 ans hors normes. Le style est enlevé, terrible parfois quand on se rend compte de ce qui se cache derrière l’innocence du petit garçon ; tout est suggéré, susurré avec la candeur de l’enfant et cela prend toute sa force. Ce roman est une prouesse, intéressante, qui selon moi pose de vraies questions de société. Roman profond, inattendu et vraiment étonnant !!! Charlotte