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Articles

Affichage des articles du mars, 2009

"Femmes sur fond azur" de Chantal THOMAS

👍 Bibliosurf a distingué cette critique  J’attendais le dernier Chantal Thomas avec impatience, moi qui aime tant la Côte d’Azur, la beauté de ses paysages, ses parfums ineffables, son passé glorieux et ses villas mythiques. J’avoue, à la première lecture, dans un train inconfortable qui y est peut-être pour quelque chose, j’ai été un brin déçue mais je l’ai relu une deuxième fois et là, le miracle a opéré. Car ici, s’il s’agit de raconter la Côte d’Azur, il s’agit aussi de rendre justice à des femmes vives et intelligentes qui se sont battues contre les innombrables obstacles dressés par les codes de leur époque. L’idée de ce court essai, reprise d’articles parus dans Le Monde à l’été 2024, était d’unir à travers leur amour de la Côte d’Azur six femmes qui ont succombé à son charme : une cantatrice, une peintre, des écrivaines, une reine et aussi la propre mère de Chantal Thomas. Mais qu’ont-elles en commun, ces femmes, à part la Côte d’Azur ? Eh bien, le même dé...

"Gran torino" de Clint Eastwood

La critique a tout dit de ce film, et plutôt bien. Film-somme de toute l'oeuvre du cow boy septuagénaire... J'ajouterai simplement que ce que j'aime chez lui, c'est qu'il fait des films "simples" ou plutôt simplement, qui parlent à tout le monde, et qui sont toujours, même quand ici un peu de comédie surgit parfois, très émouvants, très profonds et toujours poignants. Moins déprimant que Million dollar baby, et plus optimiste qu'Un monde parfait, Gran torino est un petit bijou, un faux film mineur : la rédemption (comme toujours chez Clint) d'un vieux réac traumatisé par la guerre est très bien menée, la fin surprend, alors que, en y réfléchissant, il n'y en avait pas d' autre possible : simplicité et habileté. Les jeunes acteurs qui lui donnent la réplique sont parfaits et Clint s'offre le luxe, pas si fréquent chez lui, d'une scène vraiment hilarante, chez le coiffeur (voir photo). Isa

"La reine des lectrices" d'Alan BENETT

Petite friandise britannique à croquer ! Comment l’amour soudain de la Reine d’Angleterre pour les livres va-t-elle mettre en péril la couronne ? Point de départ loufoque mais qu’Alan Bennett fait vivre avec tant de réalisme et d’humour, qu’on y croirait ! Et quelle chute !Derrière le contexte grinçant et décapant, se cache une réflexion intéressante sur l’intérêt de la littérature, le Livre en général. A découvrir ! Charlotte

"Journal intime d'un marchand de canons" de Philippe VASSET

Excluons tout de suite les clichés de « Lord of war » ou de tout film américain rendant irrésistible ou affreusement méchant le vendeur d’armes… On est ici dans un tout autre style, très troublant… Un récit à la première personne, récit que l’on sait fiction mais qui vogue dans des lieux et parmi des personnages aux nomx étrangement connus… Roman, reportage ?… On tangue entre les deux mondes, préférant un temps que les sentiments et les jouissances de cet homme soient purement imaginaires et au contraire, ramenées brutalement dans une réalité où les avions et pistolets en plastique d’un enfant sont devenus les armes de commerce et de guerre d’un homme. Journal intime d’un homme qui a cru devenir un aventurier en embrassant une carrière aux côtés sombres où tout n’est que pouvoir, argent et qui finalement se retrouve, soupçonné par la justice à faire le point sur une vie, laquelle est loin d’être romanesque. Finalement, on en viendrait presque à éprouver de la compassion pour cet homme ...

Les César de la musique

Deux soirs de suite la télé programmait ce mois-ci les remises de prix traditionnelles pour le cinéma et la musique. Voir récompenser les meilleures oeuvres et les meilleurs artistes pour 2008, c'est toujours intéressant... je m'y colle. Ca commence avec les César. Bon, comme toujours, le film le plus nominé ne repart pas avec le plus de compressions (Mesrine), et le plus intellectuellement correct s'en sort avec tous les honneurs (Séraphine). Je n'avais eu envie d'aller voir ni l'un ni l'autre, trop attendus chacun dans leur genre. Le film de notre gloire locale P.Claudel (Il y a longtemps que je t'aime) ne s'en tire pas mal, bien que très moyen à mon avis, voir mon message à ce sujet dans ce blog. Quelques satisfactions personnelles grâce aux deux césar pour deux des enfants de Gamblin et Zabou dans Le premier jour du reste de ta vie. Ce film est mon César perso. La cérémonie fut malgré tout interminable et pas particulièrement drôle, sauf quand D...