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"La méthode" de David DJAÏZ

Ce récit, absolument saisissant vient de se voir attribuer le Prix Transfuge 2026 du premier roman. Il s’inspire de faits réels et méconnus qui soulèvent de vertigineux questionnements sur la nature humaine. Sous couvert de la fiction, qui permet peut-être plus que l’essai, d’exploiter les différentes nuances de gris qui composent la réalité, nous suivons les traces de Paul Remlinger, vétérinaire-biologiste, qui a assisté de près aux exploits de Louis Pasteur, ce génie à qui il voue une admiration sans borne. Mais Remlinger, jeune homme timide et presque falot restera un personnage secondaire dans l’histoire de la Science à l’inverse de ses contemporains de l’Institut Pasteur comme Albert Calmette ou Emile Roux. Affecté à l’Institut Antirabique de Constantinople en 1901, Paul va y végéter de nombreuses années, faute de moyens humains et financiers. C’est un homme solitaire qu’une vie routinière apaise, obsédé par l’hygiène et entièrement tourné vers la vérité scientifique. Mais l’hi...

"Journal intime d'un marchand de canons" de Philippe VASSET



Excluons tout de suite les clichés de « Lord of war » ou de tout film américain rendant irrésistible ou affreusement méchant le vendeur d’armes… On est ici dans un tout autre style, très troublant…
Un récit à la première personne, récit que l’on sait fiction mais qui vogue dans des lieux et parmi des personnages aux nomx étrangement connus…
Roman, reportage ?… On tangue entre les deux mondes, préférant un temps que les sentiments et les jouissances de cet homme soient purement imaginaires et au contraire, ramenées brutalement dans une réalité où les avions et pistolets en plastique d’un enfant sont devenus les armes de commerce et de guerre d’un homme.
Journal intime d’un homme qui a cru devenir un aventurier en embrassant une carrière aux côtés sombres où tout n’est que pouvoir, argent et qui finalement se retrouve, soupçonné par la justice à faire le point sur une vie, laquelle est loin d’être romanesque.
Finalement, on en viendrait presque à éprouver de la compassion pour cet homme qui a l’impression d’avoir gâché sa vie, mais qui, à aucun moment, n’émet de regret.
Roman dérangeant, déroutant. Portrait noir et cynique de la nature humaine. On ferme ce livre avec une sensation étrange, ambiguë, comme touché en plein cœur ou plutôt en pleine conscience…
Charlotte

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