Ce nouveau podcast en épisodes évoque le sommeil dans la littérature. Ma sélection, subjective comme toujours, balance entre valeurs sûres et découvertes, et fait la part belle à la littérature contemporaine. J’ai choisi des oeuvres où le sommeil est un élément de la narration, représenté en tant que processus de la perte de conscience, qu’elle soit crainte ou espérée, de Proust à Jonathan Coe, en passant par la SF, les contes et légendes ou l’autofiction. Chaque épisode est composé d'une rapide mise en contexte de l'oeuvre, et d'un ou plusieurs extraits lus à haute voix. #1 : Le sommeil proustien "Du côté de chez Swann" de Marcel PROUST, publié en 1913

La critique a tout dit de ce film, et plutôt bien. Film-somme de toute l'oeuvre du cow boy septuagénaire... J'ajouterai simplement que ce que j'aime chez lui, c'est qu'il fait des films "simples" ou plutôt simplement, qui parlent à tout le monde, et qui sont toujours, même quand ici un peu de comédie surgit parfois, très émouvants, très profonds et toujours poignants. Moins déprimant que Million dollar baby, et plus optimiste qu'Un monde parfait, Gran torino est un petit bijou, un faux film mineur : la rédemption (comme toujours chez Clint) d'un vieux réac traumatisé par la guerre est très bien menée, la fin surprend, alors que, en y réfléchissant, il n'y en avait pas d' autre possible : simplicité et habileté. Les jeunes acteurs qui lui donnent la réplique sont parfaits et Clint s'offre le luxe, pas si fréquent chez lui, d'une scène vraiment hilarante, chez le coiffeur (voir photo).
Isa
Commentaires
S’il fallait encore un film pour démontrer le talent de Clint Eastwood réalisateur, alors le voilà.
Tout simplement magistral !
Film subtil sur les sentiments, les relations humaines. On repense inévitablement à Million Dollar Baby avec ce mélange de violence et de douceur où les sentiments sont extrêmement forts mais retenus. Rien n’est de trop, tout est savamment dosé : le jeu d’acteurs ( du grand Clint là encore), la musique, la technique… Tout y est.
Les mots sont difficiles à trouver tant j’ai été troublée et touchée par ce film. Des images me reviennent…
Et surtout il traîne dans ma tête une petite musique (la musique de fin) qui vous fera comprendre, après l’avoir fredonnée plusieurs fois, que ce film laissera une trace au fond de vous…
« …my Gran Torino whistling another tired song… a lonely rhythm, all night long… »
Charlotte