Romane Monnier, si elle était de la génération X*, écouterait Le Mal de vivre de Barbara ou Ultra moderne solitude d'Alain Souchon. Mais Romane Monnier est de la GenZ, comme on dit, et sa béquille n'est pas la musique mais son smartphone, réceptacle, via les applis qu'elle utilise, d'une vie intérieure qui se dégrade, et témoin du chemin qui va la mener à "s'effacer". Témoin puisqu'elle va s'arranger pour le laisser à un inconnu avec une formule ambiguë et polysémique : "Gardez-le". Le hasard (mais est-ce le hasard ? je vous laisse découvrir les détails romanesques de cette offrande) fait bien les choses, car le nouveau gardien de la vie de Romane est Thomas, quadragénaire sensible et mélancolique, père inquiet d'une jeune fille qu'il a élevée seul. De la génération Y*, il utilise le smartphone (qui n'est pas tout à fait une extension de lui-même, il a connu la vie "sans") intensément et imparfaitement. Devenu dép...
Romane Monnier, si elle était de la génération X*, écouterait Le Mal de vivre de Barbara ou Ultra moderne solitude d'Alain Souchon. Mais Romane Monnier est de la GenZ, comme on dit, et sa béquille n'est pas la musique mais son smartphone, réceptacle, via les applis qu'elle utilise, d'une vie intérieure qui se dégrade, et témoin du chemin qui va la mener à "s'effacer". Témoin puisqu'elle va s'arranger pour le laisser à un inconnu avec une formule ambiguë et polysémique : "Gardez-le". Le hasard (mais est-ce le hasard ? je vous laisse découvrir les détails romanesques de cette offrande) fait bien les choses, car le nouveau gardien de la vie de Romane est Thomas, quadragénaire sensible et mélancolique, père inquiet d'une jeune fille qu'il a élevée seul. De la génération Y*, il utilise le smartphone (qui n'est pas tout à fait une extension de lui-même, il a connu la vie "sans") intensément et imparfaitement. Devenu dép...