Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...
D'elle j'avais adoré "Légende d'un dormeur éveillé", cette magnifique évocation du poète Robert Desnos, et "Le bureau d'éclaircissement des destins". "L'Homme sous l'orage" ne fait pas exception, et je ne suis pas loin de tenir Gaëlle Nohant pour l'une des plus grandes plumes françaises du moment.
Chacun de ses romans nous plonge dans une période particulière, et il s'agit ici de la 1ere guerre mondiale. Pour une fois, nous ne sommes pas dans l'Est de la France ou dans la Somme, mais dans un domaine viticole des Pyrénnées orientales, non loin de la frontière espagnole, celle-là-même qu'empruntent les plus chanceux des déserteurs, ceux qui ne sont pas arrêtés et fusillés avant d'avoir quitté la France. Théodore Brienne est de ceux-là (les chanceux). Mais avant cela, il passe plusieurs mois dans le grenier du chateau, caché par la jeune Rosalie qui a eu pitié de lui. Théodore, dans une ancienne vie a été un peintre en vue, proche des Fauves et du mouvement du Blau Reiter. Rosalie découvre l'art en même temps que l'amour.
Mais quel avenir cet amour clandestin a-t-il ?
Comme elle sait si bien le faire, Gaëlle Nohant reconstitue l'ambiance d'une époque, restitue l'absurdité et la cruauté de "la grande boucherie" et nous donne littéralement à voir quelques unes des oeuvres d'André Derain, Franz Marc ou August Macke.
Chaque phrase est dense et juste, à sa place. Et pourtant, aucune froideur dans le style de Gaëlle Nohant. Il ne s'agit pas de la fameuse écriture "au scalpel", mais au contraire d'une prose, qui par son économie et sa justesse donne toute sa place à une émotion vraie.
Chacun de ses romans nous plonge dans une période particulière, et il s'agit ici de la 1ere guerre mondiale. Pour une fois, nous ne sommes pas dans l'Est de la France ou dans la Somme, mais dans un domaine viticole des Pyrénnées orientales, non loin de la frontière espagnole, celle-là-même qu'empruntent les plus chanceux des déserteurs, ceux qui ne sont pas arrêtés et fusillés avant d'avoir quitté la France. Théodore Brienne est de ceux-là (les chanceux). Mais avant cela, il passe plusieurs mois dans le grenier du chateau, caché par la jeune Rosalie qui a eu pitié de lui. Théodore, dans une ancienne vie a été un peintre en vue, proche des Fauves et du mouvement du Blau Reiter. Rosalie découvre l'art en même temps que l'amour.
Mais quel avenir cet amour clandestin a-t-il ?
Comme elle sait si bien le faire, Gaëlle Nohant reconstitue l'ambiance d'une époque, restitue l'absurdité et la cruauté de "la grande boucherie" et nous donne littéralement à voir quelques unes des oeuvres d'André Derain, Franz Marc ou August Macke.
Chaque phrase est dense et juste, à sa place. Et pourtant, aucune froideur dans le style de Gaëlle Nohant. Il ne s'agit pas de la fameuse écriture "au scalpel", mais au contraire d'une prose, qui par son économie et sa justesse donne toute sa place à une émotion vraie.

Commentaires