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"Baignades" de Andrée A. MICHAUD

C’est avec Bondrée , son roman paru en 2017 et qui l’a fait connaître en France, que la québécoise Andrée A. Michaud énonce un postulat qui va devenir le mantra de toute son œuvre :  « la stabilité du monde repose sur des assises qu’un simple coup de vent mauvais peut emporter. » et c’est exactement ce à quoi on va assister dans son dernier roman, Baignades , au pluriel. Première partie : Laurence, Max et leur petite fille de cinq ans Charlie, viennent d’arriver au camping du Lac aux sables, pour des vacances bien méritées. Hélas, pas le temps de savourer les morsures du soleil ou la beauté idyllique des paysages, tout va se détraquer en deux temps trois mouvements. Un engrenage fatal d'événements absurdes et de décisions malencontreuses vont précipiter la petite famille dans une nuit cauchemardesque. Deuxième partie : quatre années sont passées. Laurence et Charlie ont survécu à l’enfer. A l’occasion du congé de la Saint-Jean, elles se rendent dans la mai...

"Marques de fabrique" de Cécile BAUDIN

 

Un vrai petit bonheur de lecture, un livre qu'on a hâte de retrouver, et pour lequel on est même prête à écourter une soirée. Avec Marques de fabrique, on retrouve les bons polars historiques auxquels nous avaient habitués les éditions 10/18
En 1896, dans l'Ain Claude Tardy est inspectrice du travail et, pour  exercer son métier, obligée de se travestir en homme. Elle est rapidement confrontée à la découverte d'un homme pendu dans une tréfilerie, apparemment suicidé. Puis un deuxième cadavre s'invite, noyé celui-ci, et parfait sosie du pendu... Non loin de là, il se passe des choses étranges dans un orphelinat tenu par des religieuses. 

J'ai adoré le côté Club des cinq de l'équipe d'enquêteurs amateurs, même s'ils ne sont que trois, et quels trois ! : une religieuse, un inspecteur du travail atteint de démence sénile, et comme chez Enid Blyton, Claude, figure centrale, au genre ambigu. Ajoutons que, last but least, le trio est aidé et soutenu par une femme d'industriel adepte du spiritisme. J'ai aimé aussi le féminisme qui traverse tout le roman, toujours présent, jamais lourdingue. Mine de rien, ce petit polar historique distille tout en finesse un certain nombre de messages bien sentis. 
Je lirai avec attention et sans doute bonheur les deux suivants, qui apparemment suivent le même principe : description documentée d'une région de France, attention portée aux conditions sociales et particulièrement aux conditions de travail. Et ce qui est bien, c'est que l'enquêteur change à chaque fois. On n'est donc pas dans une logique de série.

Cath W


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