Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...
Plus anglais, tu meurs !! La grande dame du thriller britannique nous régale une fois de plus avec cette chronique d'un immeuble londonien qui vire au cauchemar. A la façon d'Agatha Christie, mâtinée de Patricia Highsmith, elle nous révèle un à un tous les habitants de Lichfield House. De Stuart le dandy et sa liaison avec la torride (mais mariée) Claudia, à Olwen, une séxagénaire bien décidée à se suicider par l'alcool, en passant par le concierge aux moeurs pas très recommandables et Duncan, le paisible retraité qui, de la maison d'en face, observe tout ce petit monde, la tension s'installe lentement, et le quotidien se charge de menaces, diffuses et diverses : qui sont les mystérieux asiatiques installés dans la maison mitoyenne de Duncan et pourquoi parmi eux la très belle "Lys tigré" est-elle si effrayée ?
Un très bon cru de miss Rendell, qui nous trimballe et prend son temps pour mieux décrire ses personnages. Un roman choral où chacun a droit son heure de gloire et son lot de violence...
IsaH

Commentaires