Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...

Jean Calmet, 40 ans, professeur de latin en lycée, assiste à l'incinération de son père, en Suisse. Tout de suite, le ton est donné, les personnages sont en place, la situation doit évoluer : la mort de l'un va-t-elle permettre la vie de l'autre ? Pourquoi en est-on là ? Que s'est-il passé ? Que se passe-t-il dans la tête -et dans le corps- de Jean Benjamin Calvet ?
Roman de paradoxes :
- années 70 / années intemporelles
- écriture (vocabulaire, syntaxe, construction) riche et précise / écriture simple, parfois simplifiée à l'extrême, sans fioriture, "scalpelisée" (cf "Le vampire de Ropraz)
- sentiments et situation décortiqués / sentiments et situation réduits à leur plus simple expression
- espoir pour Jean Calmet / désespoir pour Jean Benjamin Calmet
- abandonner ce fantoche à son sort / sympathiser avec ce fantôme qui tente de quitter l'ombre du père ?
- rejet/ identification
Roman de paradoxes :
- années 70 / années intemporelles
- écriture (vocabulaire, syntaxe, construction) riche et précise / écriture simple, parfois simplifiée à l'extrême, sans fioriture, "scalpelisée" (cf "Le vampire de Ropraz)
- sentiments et situation décortiqués / sentiments et situation réduits à leur plus simple expression
- espoir pour Jean Calmet / désespoir pour Jean Benjamin Calmet
- abandonner ce fantoche à son sort / sympathiser avec ce fantôme qui tente de quitter l'ombre du père ?
- rejet/ identification
- indifférence / empathie, compassion
- oppression / libération ?
Peut-on gagner sa liberté ? Que reste-il après avoir été dévoré ? Bref, un prix Goncourt (1973) qui n'a pas vieilli, qui touche à tous les âges. Le cycle d'une vie "mal- menée". Chronique d'un destin ordinaire, chronique d'un destin particulier.
Entrez dans l'intimité de Jean Benjamin Calmet, homme qui ne cesse de répéter l'enfance, enfant qui ne cesse de chercher encore et toujours sa vie d'homme, une vie propre (dans tous les sens du terme) ...
Laurence V.
- oppression / libération ?
Peut-on gagner sa liberté ? Que reste-il après avoir été dévoré ? Bref, un prix Goncourt (1973) qui n'a pas vieilli, qui touche à tous les âges. Le cycle d'une vie "mal- menée". Chronique d'un destin ordinaire, chronique d'un destin particulier.
Entrez dans l'intimité de Jean Benjamin Calmet, homme qui ne cesse de répéter l'enfance, enfant qui ne cesse de chercher encore et toujours sa vie d'homme, une vie propre (dans tous les sens du terme) ...
Laurence V.
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