👍 Bibliosurf a distingué cette critique Joanna et Christopher sont de vieux amis d'université, ils se retrouvent le temps d'un week-end avec leurs filles respectives , Phyl et Rashida, et ces deux progressistes parlent de leur sujet favori, la politique. Christopher, qui a dédié sa vie à des recherches sur le Parti conservateur, informe Joanna qu' il s'est inscrit en tant qu'observateur à une convention partisane, qui se tient dans un vieux manoir, où il reverra un de leurs anciens camarades (qu'ils détestent) devenu figure de proue de la tendance ultra du Parti. Il exprime de l'inquiétude, comme un mauvais pressentiment, mais personne ne s'y arrête, car, c'est bien connu, Christopher a toujours eu un côté affabulateur. Sauf que... Oserais-je avouer une pointe de déception au moment de tourner la dernière page des Preuves de mon innocence ? Certes Jonathan Coe a recours à un dispositif narratif astucieux, en faisant avancer l'histoire par br...
Phobiques du contact, évitez ce film... Un virus mortellement foudroyant se répand comme une traînée de poudre dans les grandes villes du monde : en quelques heures, le patient meurt de convulsions. A travers de nombreux personnages illustrant différents points de vue (victimes, entourage des victimes, gouvernement, OMS, activistes etc...), on assiste à la course contre la montre "hommes versus virus"...
Loin des canons du film catastrophe, dont le spectaculaire maintient finalement le spectateur à distance, Contagion joue la carte de l'hyperréalisme. Si ce n'est la présence de stars à l'écran, on jurerait presque être devant un documentaire. Et les stars, justement, Soderbergh ne les ménage pas et n'a pas son pareil pour les banaliser, les rendre ordinaires. Lorsqu'ils incarnent des victimes (Gwyneth Paltrow, Kate Winslet...) la maladie ne les épargne pas plus que les personnages anonymes. Tous sont d'une sobriété et d'une intensité remarquables. Matt Damon prouve une fois de plus, en veuf inconsolable, génétiquement immunisé contre la maladie, qu'il est un des meilleurs acteurs de sa génération. Le récit est rapide (mais pas brouillon comme certains critiques l'écrivent), le préambule, uniquement musical, qui décrit la progression inéluctable de la maladie à partir de la patiente zéro, est prodigieux de maîtrise.
IsaH

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