Gustavo Faverón Patriau nous offre un séjour dans Les lieux souterrains , grâce à une exceptionnelle traduction de Robert Amutio, ouvrage paru aux éditions Christian Bourgois. Comment parler de ce livre sidérant ? Résumer l’intrigue est aussi impossible qu’inutile : sachez simplement que George Bennett apprend, à l’occasion d’un drame familial, que son père, par ailleurs peu aimant (il est incapable de regarder son fils dans les yeux), est un agent de la CIA et qu’il a mis en place, aidé et collaboré avec presque tous les régimes autoritaires d’extrême droite sud-américains, allant jusqu’à organiser et participer à des séances de torture dans des lieux qu’il a lui-même conçus. George, décide alors de partir sur les traces de ce père (dont il porte le prénom), aussi honni que mystérieux, pour tenter de comprendre, et peut-être de réparer. On plonge dans ces labyrinthes et ces souterrains aux côtés du narrateur : on s’y perd, on croit s’y retrouver pour mieux à nouveau ...
Je ne sais pas...
Cela pourrait être le résumé de ma critique.
On parle de ce livre ENORMEMENT... Pour les Inrocks, il fait partie du tiercé de tête 2011 et ils déplorent le Goncourt raté... Indéniablement, un des romans du moment...et pourtant je ne suis pas complètement conquise...
C'est du Carrère, c'est certain! On y retrouve la patte de l'auteur de l'adversaire et du remarquable "D'autres vies que la mienne"... Ce dernier est un de mes romans fétiches alors j'en attendais sans doute trop!
On ne sait pas sur quel pied danser, on voudrait pouvoir mettre ce Limonov dans une case : gentil ou méchant ? Tout noir ou tout blanc ? (ah bon le gris existe??)... Ce que l'on n'arrive pas à analyser, c'est le parti pris de l'auteur... A certain moment, on a l'impression qu'Emmanuel Carrère utilise le prétexte de la vie de Limonov pour parler de lui , de son besoin de reconnaissance, de célébrité, de cette personnalité un peu ambivalente qu'on a pu lui reprocher à une certaine période.
C'est un roman très documenté, dense, riche et complet sur l'histoire de la Russie (parfois un tout petit fastidieux... car retracer l'histoire de la Russie depuis la seconde guerre mondiale en un roman, ce n'est pas chose aisée!)
Agréable à lire, intéressant, enrichissant, on a envie de suivre les aventures de ce héros pas tout à fait ordinaire...mais...
Je suis perplexe... Je n'arrive pas prendre position mais il fallait que je vous en parle...
Et vous? Vous l'avez lu?
Cela pourrait être le résumé de ma critique.
On parle de ce livre ENORMEMENT... Pour les Inrocks, il fait partie du tiercé de tête 2011 et ils déplorent le Goncourt raté... Indéniablement, un des romans du moment...et pourtant je ne suis pas complètement conquise...
C'est du Carrère, c'est certain! On y retrouve la patte de l'auteur de l'adversaire et du remarquable "D'autres vies que la mienne"... Ce dernier est un de mes romans fétiches alors j'en attendais sans doute trop!
On ne sait pas sur quel pied danser, on voudrait pouvoir mettre ce Limonov dans une case : gentil ou méchant ? Tout noir ou tout blanc ? (ah bon le gris existe??)... Ce que l'on n'arrive pas à analyser, c'est le parti pris de l'auteur... A certain moment, on a l'impression qu'Emmanuel Carrère utilise le prétexte de la vie de Limonov pour parler de lui , de son besoin de reconnaissance, de célébrité, de cette personnalité un peu ambivalente qu'on a pu lui reprocher à une certaine période.
C'est un roman très documenté, dense, riche et complet sur l'histoire de la Russie (parfois un tout petit fastidieux... car retracer l'histoire de la Russie depuis la seconde guerre mondiale en un roman, ce n'est pas chose aisée!)
Agréable à lire, intéressant, enrichissant, on a envie de suivre les aventures de ce héros pas tout à fait ordinaire...mais...
Je suis perplexe... Je n'arrive pas prendre position mais il fallait que je vous en parle...
Et vous? Vous l'avez lu?
Charlotte

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