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Des siècles de sommeil littéraire [#3] : Dormir, une perte de temps ? Nancy KRESS et Jonathan COE

Ce podcast en épisodes évoque le sommeil dans la littérature. Ma sélection, subjective comme toujours,  balance entre valeurs sûres et découvertes, et  fait la part belle à la littérature contemporaine.  J’ai choisi des oeuvres où le sommeil est un élément de la narration, représenté en tant que processus de la perte de conscience, qu’elle soit crainte ou espérée, de Proust à Jonathan Coe, en passant par la SF, les contes et légendes ou l’autofiction. Chaque épisode est composé d'une rapide mise en contexte de l'oeuvre, et d'un ou plusieurs extraits lus à haute voix.   #3 :  Dormir, une perte de temps ? L'une rêve, l'autre pas  de Nancy KRESS   Prix Hugo et Prix Nebula 1992  La Maison du sommeil  de Jonathan COE  Prix Médicis étranger 1998   Dormir, est-ce une perte de temps ? Les scientifiques présents dans ces deux romans, qu'ils soient grand labo futuriste ou savant fou, le pensent et travaillent à supprimer le sommeil. Mais l...

Intouchables d'Eric TOLEDANO et Olivier NAKACHE

Trop de promo peut tuer un film... "Intouchables" est un succès public énorme, mais les cinéphiles tordent le nez, sans même l'avoir vu. Pourtant, "Intouchables" n'est pas si mal.  Et sa tonalité générale est bien loin des quelques extraits dont on nous abreuve à longueur d'émission (pas de bras pas de chocolat etc...). On ne rit pas tant que ça, le quotidien des deux héros n'est pas rose. Il y a quelques facilités, c'est sûr, comme par exemple les passages sur l'art contemporain, tellement caricaturaux et n'apportant rien à l'intrigue ni à l'évolution des personnages. En revanche j'ai trouvé malin de ne pas faire d'Eléonore un personnage. Et mon coup de coeur va à Anne Le Ny, la gouvernante dévouée.
En fait ce qui est déraisonnable, c'est le discours autour du film : "cela va changer le regard des gens sur les handicapés, plus rien ne sera comme avant" etc... Pourquoi le parer de ces vertus, qu'aucun film n'aura jamais d'ailleurs ? C'est juste un énième film pas mal fichu et bien joué sur une amitié masculine mal assortie au départ. N'en faisons pas des tonnes, cela le dessert auprès d'un certain public qui croit qu'on lui refait le coup des Ch'tis ou des Petits mouchoirs. Comment peut-il y avoir un film de la décennie tous les ans ....???
IsaH

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