Ce podcast en épisodes évoque le sommeil dans la littérature. Ma sélection, subjective comme toujours, balance entre valeurs sûres et découvertes, et fait la part belle à la littérature contemporaine. J’ai choisi des oeuvres où le sommeil est un élément de la narration, représenté en tant que processus de la perte de conscience, qu’elle soit crainte ou espérée, de Proust à Jonathan Coe, en passant par la SF, les contes et légendes ou l’autofiction. Chaque épisode est composé d'une rapide mise en contexte de l'oeuvre, et d'un ou plusieurs extraits lus à haute voix. #3 : Dormir, une perte de temps ? L'une rêve, l'autre pas de Nancy KRESS Prix Hugo et Prix Nebula 1992 La Maison du sommeil de Jonathan COE Prix Médicis étranger 1998 Dormir, est-ce une perte de temps ? Les scientifiques présents dans ces deux romans, qu'ils soient grand labo futuriste ou savant fou, le pensent et travaillent à supprimer le sommeil. Mais l...
Ma ville natale attire de plus en plus les cinéastes. Sa lumière, son architecture graphique, l'ambiance, au choix portuaire ou balnéaire, en font un décor de choix. Aki Maurismaki y a rajouté les havrais, avec accent, trogne et gouaille quasi parigote... Ils entourent avec poésie les héros de cette histoire en forme de conte, qui allie la lenteur aride des films scandinaves et le "feel good movie". J'entendais Cedric Kahn expliquer qu'il avait choisi exprès des héros jeunes, beaux et connus pour son film social sur le surendettement (Une vie meilleure) afin d' accentuer l'effet d'identification... Aki le finlandais fait tout le contraire, il met en scène des cabossés de la vie et leurs visages souvent filmés en gros plan révèlent toute leur dignité. André Wilms et sa partenaire finlandaise vivent une histoire d'amour qui nous étreint, le gamin clandestin dans son opacité même est bouleversant, et les seconds rôles, Darroussin en tête, font des merveilles. C'est souvent drôle, grâce à André Wilms, lunaire, et au phrasé très châtié de tous ces "gens de peu". Les éléments de décor (voitures, vêtements,...) mélangent les époques, créant une confusion visuelle très poétique. On a envie de croire à cette histoire de solidarité entre gens qui n'ont rien, aidés par un commissaire a priori intransigeant, mais que désarmera toujours le regard d'un innocent, surtout si c'est un enfant.
IsaH

Commentaires
Un beau film sur un beau sujet avec des acteurs convaincants, que du bonheur et avec Ti Bob en prime.........
Ann