Dans le podcast de Kesketalu intitulé "Un siècle, un roman, une héroïne", quel roman au personnage féminin marquant succèdera à La princesse de Clèves , Manon Lescaut , Une vie , Thérèse Desqueyroux , Bonjour tristesse et Truismes , et incarnera le XXIème siècle littéraire francophone (du moins son premier quart...) ? A vous de voter parmi ces 12 titres 👇, proposés par les contributrices régulières du blog Kesketalu, l 'ultime épisode du podcast sera consacré au roman que vous aurez choisi, et à son héroïne. Accéder au formulaire de vote ICI Fin du vote : 20/05/2026 Christine Angot - Le Voyage dans l'Est ( la narratrice ) Emmanuelle Bayamack-Tam - Arcadie ( Farah ) Virginie Despentes - Bye bye Blondie ( Gloria ) Ananda Devi - Sylvia P. (Sylvia Plath) Philippe Djian - "Oh...!" ( Michèle ) Alice Ferney - La Conversation amoureuse ( Pauline Arnoult ) Nancy Huston - Lignes de faille ( Sadie, Kristina ) Lola Lafon - Quand...
Je connaissais « La vie française » de Dubois mais ce livre-là était passé à la trappe. Présenté comme un roman, ce livre est indéniablement une autobiographie.
Un écrivain qui a écrit… kg de livres s’interroge sur sa vie, sur l’échec de son couple, se demande ce qu’il apporte au monde (ma question préférée, mon tourment permanent !!) et finalement se dit que pour se comprendre soi-même, il faut comprendre d’où l’on vient. Il entreprend alors un voyage au Canada, pour découvrir les lieux du drame, voir le lac dans lequel son père s’est noyé.
Véritable voyage initiatique qui permettra à l’homme de connaître sa famille, de découvrir ses limites et sa force, tout en croisant la route de personnages tantôt chaleureux et aimants tantôt barbares et inhumains.
Le style de Jean Paul Dubois est fluide, ses descriptions sont courtes mais suffisantes : on tremble quand il a froid, on voit presque défiler sous nos yeux les forêts canadiennes et ses grands lacs. Le ressenti est un peu le même que pour Les chaussures italiennes où les descriptions nous permettent de nous plonger dans ces univers, froid et humide !
Le début du roman correspond davantage à mes styles de lecture que la fin mais je dois avouer que j’ai aimé ce voyage au Canada, ces grands espaces.
Finalement, je crois que j’aime ces livres où l’homme est face à la nature (l’année dernière, j’avais beaucoup aimé « Dans les forêts de Sibérie»), sans doute parce que confronté à la solitude, à la survie, l’homme est en réalité face à sa nature profonde, ressent les émotions à vif… Je vais peut-être partir m’exiler quelque temps seule au fin fond de la nature (ne riez pas ceux qui me connaissent !!!… En fait j’en serais incapable !)
Un moment de lecture savoureux et entraînant.
Charlotte
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