👍 Bibliosurf a distingué cette critique Yan Lespoux est un auteur doué, publié aux éditions Agullo. Quelle que soit la forme ou le thème traité, il est dans l’excellence. Je l’ai découvert avec Pour mourir le monde , un roman d’aventures ébouriffant dont je ne saurais que trop vous recommander la lecture, j’ai donc enchaîné avec Presqu’îles , un brillant recueil de nouvelles qui, à travers plusieurs saynètes et portraits tous situés dans le Médoc, dressait un portrait drôle et attendrissant de cette région et de ses habitants. Les amateurs , qui vient de paraître, reprend cet enracinement territorial et ne manque pas de cligner de l’œil vers les deux ouvrages précédents. Au début du roman, on suit Cosimo Perri, un ponte de N’drangheta, la mafia calabraise, qui s’est mis en tête d’optimiser les ressources humaines de l’organisation en utilisant les chimistes importés d’Amérique du Sud afin d’extraire et fabriquer la cocaïne destinée au marché européen dans des campagnes de ré...
Les super-héros type Marvel vous ennuient ? En voilà d'un nouveau genre. Chronicle, petite série B très réussie, commence comme un teen movie et finit comme un blockbuster classique. Andrew est un adolescent perturbé par la maladie de sa mère, et la violence de son père. Il achète une caméra pour filmer son quotidien. Avec deux copains de lycée, Steve et Matt, ils se retrouvent dotés de super pouvoirs à la suite d'une exposition à une mystérieuse substance (dont on ne saura rien, ce n'est pas le sujet du film). Télékinésie, insensibilité à la douleur, capacité à voler... ils commencent par s'en servir pour faire des blagues. Puis ils se demandent quand même s'ils ne pourraient pas utiliser ces pouvoirs pour autre chose... C'est alors qu'Andrew va commettre l'irréparable et basculer "du mauvais côté de la force". Matt et Steve vont tenter, amicalement et loyalement, de contrer une dérive qui s'accentue de jour en jour... Filmé totalement en caméra subjective, celle d'Andrew, les soubresauts un peu pénibles du début se fondent en d'amples mouvements de caméra lorsqu'Andrew arrive à la faire bouger dans les airs, une idée astucieuse. On s'attache aux trois héros, tous très différents. Andrew nous serre le coeur de bout en bout en adolescent malmené par la vie, cela ne finit pas bien (encore moins que vous pouvez l'imaginer), bref, le réalisateur arrive à revisiter les enjeux classiques de l'affrontement entre le bien et le mal, à travers le personnage d'Andrew, plein d'une colère légitime mais destructrice.
IsaH

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