S’il y a une chose qui m’agace, c’est bien qu’on dise d’un livre, ou d’une écriture, qu’ils sont « poétiques ». Qu’est ce que cela peut bien vouloir dire ? Cela me paraît une formule tellement creuse… Mais voilà que Sidérations m’a fourni une réponse : c’est quand le livre en question vous fait voir ce qui vous entoure d’une autre façon, vous montre la grandeur insondable d’un environnement, d’une relation…. J’ose le dire, Sidérations offre des moments de pure poésie en dépit des sujets difficiles qu’il aborde : la souffrance d’un enfant, orphelin de mère, incapable de gérer ses émotions et, en parallèle la destruction d’un monde - le nôtre. Robin, enfant tout à fait atypique, est le fils d’un astrobiologiste (oui oui, ça existe, ça aussi je l’ai découvert), et d’une jeune femme qui a consacré sa vie à combattre la souffrance animale et la disparition des espèces. Robin est d’une intelligence et surtout d’une sensibilité prodigieuses, et il a entre...
Les super-héros type Marvel vous ennuient ? En voilà d'un nouveau genre. Chronicle, petite série B très réussie, commence comme un teen movie et finit comme un blockbuster classique. Andrew est un adolescent perturbé par la maladie de sa mère, et la violence de son père. Il achète une caméra pour filmer son quotidien. Avec deux copains de lycée, Steve et Matt, ils se retrouvent dotés de super pouvoirs à la suite d'une exposition à une mystérieuse substance (dont on ne saura rien, ce n'est pas le sujet du film). Télékinésie, insensibilité à la douleur, capacité à voler... ils commencent par s'en servir pour faire des blagues. Puis ils se demandent quand même s'ils ne pourraient pas utiliser ces pouvoirs pour autre chose... C'est alors qu'Andrew va commettre l'irréparable et basculer "du mauvais côté de la force". Matt et Steve vont tenter, amicalement et loyalement, de contrer une dérive qui s'accentue de jour en jour... Filmé totalement en caméra subjective, celle d'Andrew, les soubresauts un peu pénibles du début se fondent en d'amples mouvements de caméra lorsqu'Andrew arrive à la faire bouger dans les airs, une idée astucieuse. On s'attache aux trois héros, tous très différents. Andrew nous serre le coeur de bout en bout en adolescent malmené par la vie, cela ne finit pas bien (encore moins que vous pouvez l'imaginer), bref, le réalisateur arrive à revisiter les enjeux classiques de l'affrontement entre le bien et le mal, à travers le personnage d'Andrew, plein d'une colère légitime mais destructrice.
IsaH

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