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"Miss Kim", recueil de nouvelles de Cho Nam-Joo

Désormais, quand j'entendrai "huit femmes", je ne penserai plus seulement à François Ozon. Mais aussi aux huit personnages féminins dépeints par l'autrice coréenne Cho Nam-Joo dans  Miss Kim . J'avoue, je n'avais pas repéré celle que l'éditeur appelle "le phénomène de la littérature coréenne", dont le premier roman paru en 2020 a été un des étendards du mouvement MeToo ( K i m Ji-young, née en 1982 ). Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de nouvelles, alors je me suis lancée. Déjà, l'ensemble dégage un exotisme subtil. Le plus évident est intéressant et dépaysant : - les noms et prénoms (Eunju, Jihye,Seoyeon...), parfois accolés de leur fonction dans la famille ou l'entreprise (eonni accolé au prénom pour désigner la mère par ex),  - la nourriture (kimchi, sujebi, dashimas, ...), présente dans nombre de scènes,  - les traditions festives.  Mais les nouvelles  distillent au fil de la lecture un "exotisme" plus souterr...

Chronicle de Josh TRANK

Les super-héros type Marvel vous ennuient ? En voilà d'un nouveau genre. Chronicle, petite série B très réussie, commence comme un teen movie et finit comme un blockbuster classique. Andrew est un adolescent perturbé par la maladie de sa mère, et la violence de son père. Il achète une caméra pour filmer son quotidien. Avec deux copains de lycée, Steve et Matt, ils se retrouvent dotés de super pouvoirs à la suite d'une exposition à une mystérieuse substance (dont on ne saura rien, ce n'est pas le sujet du film). Télékinésie, insensibilité à la douleur, capacité à voler... ils commencent par s'en servir pour faire des blagues.  Puis ils se demandent quand même s'ils ne pourraient pas utiliser ces pouvoirs pour autre chose... C'est alors qu'Andrew va commettre l'irréparable et basculer "du mauvais côté de la force". Matt et Steve vont tenter, amicalement et loyalement, de contrer une dérive qui s'accentue de jour en jour... Filmé totalement en caméra subjective, celle d'Andrew, les soubresauts un peu pénibles du début se fondent en d'amples mouvements de caméra lorsqu'Andrew arrive à la faire bouger dans les airs, une idée astucieuse.  On s'attache aux trois héros, tous très différents. Andrew nous serre le coeur de bout en bout en adolescent malmené par la vie, cela ne finit pas bien (encore moins que vous pouvez l'imaginer), bref, le réalisateur arrive à revisiter les enjeux classiques de l'affrontement entre le bien et le mal, à travers le personnage d'Andrew, plein d'une colère légitime mais destructrice.
IsaH

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