Hasard du calendrier ou concomitance du festival de Cannes, j'ai rattrapé en deux jours à la télévision deux films primés en 2023 (oui j'ai honte) : La zone d'intérêt de Jonathan Glazer (Grand Prix) et Anatomie d'une chute de Justine Triet (Palme d'or). Deux films d'une rugosité certaine, et pour l'exprimer, une actrice "inconfortable" et charismatique, Sandra Hüller : un jeu entre dépouillement et intensité, un physique intrigant, presque dérangeant, cette actrice de théâtre crève l'écran dans les deux films, tout en étant hors champ de la séduction. Voir ces deux films l'un après l'autre en quelques heures est une expérience intéressante. Tous les deux commencent par des scènes du quotidien, vides d'action : un retour de baignade pour une grande famille, un garçon qui promène son chien dans la neige, et bien sûr, au fur et à mesure du visionnage, ces scènes d'exposition un peu trop ...
Un livre court et incisif (mais pas exempt de longueurs), pas aussi génial que la critique le dit. On retrouve les thèmes de prédilection de Philip Roth, avec cet acteur de 60 ans, riche d'une carrière hors du commun sur Broadway et ailleurs, et qui perd le goût de jouer. Il devient mauvais sur scène, sombre dans la dépression. Il va se régénérer au contact d'une jeune femme de 40 ans, lesbienne, qu'il va façonner, et qui va se laisser façonner. Ils iront trop loin dans leurs jeux sexuels et tout finira mal... Bon, hormis une scène magistrale où la jeune femme raconte au héros la réaction de ses parents lorsqu'il apprennent leur liaison, et on comprend alors toute sa cruauté, ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable.
IsaH
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