Richie a 5 ans. Sa mère a peur de tout. Son père "voit grand" pour sa famille. Richie adore aller à la piscine, même s'il ne sait pas encore nager. La maître-nageuse a 17 ans, elle est jolie avec sa queue-de-cheval. En ce jour de juillet 1969, trois hommes partent pour la Lune, bouleversant le quotidien du monde entier. Ce jour-là, Richie se noie ... Tout cela le lecteur le sait dès le début du roman. Ensuite, comme dans un kaléidoscope, le récit éclate en temporalités et points de vue différents, reconstituant ce qui précède le drame et ce qui suit le drame, dans des chapitres égrenés parfois à l'envers façon compte à rebours du décollage de la fusée. La noyade elle-même, autour desquels tous ces instants gravitent comme en orbite, arrivera en toute fin de roman, dévoilant enfin ses circonstances. J'avais bien veillé à ne lire aucune critique sur ce roman d'une auteure que j'aime particulièrement. C'est pour vous donner ce mêm...
Heureusement pour moi qui ai tout oublié des cours de maths, la 4ème de couverture rappelle ce qu'est la théorie de Riemann : les parallèles suivent en fait une trajectoire courbe, et tôt ou tard, finissent par se rejoindre. On voit bien comment un romancier peut s'emparer d'une telle idée. Simon Kuntz, jeune auteur lorrain, s'y attelle avec un certain talent. De courts chapitres alternent les différents points de vue d'une famille marquée par la folie et la mort. Snooky, jeune arriéré mental en proie à des accès de violence, réintègre après des années en institut la maison familiale, ou plutôt la remise que son père a consenti à retaper pour lui. Un père qui ne l'a jamais accepté et qui pleure toujours la mort de sa fille. Anna, la mère, est la seule à aimer Snooky, même son frère Jacques, devenu militaire, a quitté la maison, et ne revoit plus guère la famille. Jusqu'à ce qu'il se marie avec Jeanne et qu'un hasard de mutation le nomme dans la régio...