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"Artemisia", une BD de Nathalie FERLUT et Tamia BAUDOIN

Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...

"Le Pianiste", spectacle avec Robin RENUCCI


" Le Pianiste ", mise en scène de Cécile Guillemot, avec Robin Renucci et le pianiste Mikhaïl Rudy (Salle Poirel à Nancy)

Pas de décor : 2 hommes en noir, un piano et un fauteuil pivotant, un subtil jeu de lumière.
Un acteur sobre, droit, digne mais très ému et un grand virtuose de Chopin pour ne plus faire qu’un seul personnage : Wladislaw Szpilman, pianiste juif polonais, rescapé du ghetto de Varsovie.
Des faits terribles, effroyables défilent devant nous, relatés avec pudeur par la voix posée mais ferme de Renucci. Nul besoin d’image pour pleurer devant l’enfant matraqué par le soldat allemand et que le pianiste essaie en vain de sauver, pour pleurer devant la femme qui, de peur que les cris de son enfant ne les fassent prendre, l’étouffe et en devient folle ou devant ces familles entières que l’on fait monter dans les trains de la mort.
Entre chaque épisode, la musique de Chopin vient ponctuer l’intensité du récit.
Pas un mot inutile, pas un geste, pas un déplacement, pas une note de trop, rien qui ne puisse nous détourner du drame.
Pourtant, si le pianiste est sauvé à plusieurs reprises par un soldat allemand et finit par s’en sortir et s’il faut y voir là une lueur d’espoir, la vie peut-elle encore avoir un avenir ?
Et la salle n’était plus que silence et émotion lorsque le piano se referma !
Charlotte et Marie-Danièle

Commentaires

Anonyme a dit…
Après avoir été si émues par la pièce, nous avons décidé de regarder le film de Roman Polanski...
On a retrouvé les décors qu'on s'était dessiné, les mêmes personages... Un film magnifique et un acteur particulièrement émouvant et brillant... mais une conclusion s'impose dans la confrontation théâtre - cinéma: les mots sont et resteront toujours plus forts que les images...

Charlotte et Marie Danièle