Accéder au contenu principal

"Rochebrune" de Sophie DIVRY

Ça commence comme une comédie de moeurs, qu'on pourrait un peu facilement qualifier de "douce-amère", avec des premières pages très drôles et bien vues sur l'organisation des vacances entre trois familles recomposées. Isabelle a une fille adolescente, Noémie, et son nouveau compagnon Xavier, un petit garçon nommé Léon. Isabelle n'aime pas trop Léon, elle en a honte, mais Léon est pénible, et Xavier a des problèmes d'autorité. Les voilà partis tous les quatre à la montagne car Xavier a prévu de faire de l'escalade avec son ami Jérémie. La famille s'installe dans un gîte rural paumé à Rochebrune, donc. Leur séjour un peu chaotique en termes de cohabitation familiale et d'intégration dans le village va se dérégler dramatiquement dès lors que Xavier part en montagne et qu'Isabelle se retrouve seule à Rochebrune avec les enfants... J'ai beaucoup aimé ce petit roman qui avance tout d'abord masqué, sans prétention, mais se révèle finalement tr...

"Le Pianiste", spectacle avec Robin RENUCCI


" Le Pianiste ", mise en scène de Cécile Guillemot, avec Robin Renucci et le pianiste Mikhaïl Rudy (Salle Poirel à Nancy)

Pas de décor : 2 hommes en noir, un piano et un fauteuil pivotant, un subtil jeu de lumière.
Un acteur sobre, droit, digne mais très ému et un grand virtuose de Chopin pour ne plus faire qu’un seul personnage : Wladislaw Szpilman, pianiste juif polonais, rescapé du ghetto de Varsovie.
Des faits terribles, effroyables défilent devant nous, relatés avec pudeur par la voix posée mais ferme de Renucci. Nul besoin d’image pour pleurer devant l’enfant matraqué par le soldat allemand et que le pianiste essaie en vain de sauver, pour pleurer devant la femme qui, de peur que les cris de son enfant ne les fassent prendre, l’étouffe et en devient folle ou devant ces familles entières que l’on fait monter dans les trains de la mort.
Entre chaque épisode, la musique de Chopin vient ponctuer l’intensité du récit.
Pas un mot inutile, pas un geste, pas un déplacement, pas une note de trop, rien qui ne puisse nous détourner du drame.
Pourtant, si le pianiste est sauvé à plusieurs reprises par un soldat allemand et finit par s’en sortir et s’il faut y voir là une lueur d’espoir, la vie peut-elle encore avoir un avenir ?
Et la salle n’était plus que silence et émotion lorsque le piano se referma !
Charlotte et Marie-Danièle

Commentaires

Anonyme a dit…
Après avoir été si émues par la pièce, nous avons décidé de regarder le film de Roman Polanski...
On a retrouvé les décors qu'on s'était dessiné, les mêmes personages... Un film magnifique et un acteur particulièrement émouvant et brillant... mais une conclusion s'impose dans la confrontation théâtre - cinéma: les mots sont et resteront toujours plus forts que les images...

Charlotte et Marie Danièle