Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...

Sans complexes, et sans l'alibi (facile) d'accompagner un quelconque enfant de mon entourage, je suis allée voir au cinéma la suite de "l'Age de glace" (j'avais adoré le premier que j'avais vu sur petit écran). Si vous êtes amateur de divertissement intelligent, de rire franc mais pas gras, si vous êtes un peu lassé de l'humour cynique ambiant, mais sans renoncer tout à fait au deuxième degré, courez-y. Comme "Shrek", ce dessin animé s'adresse avant tout à nous les adultes (même si les enfants y trouvent certainement aussi leur compte, quelle réussite).
Les prouesses techniques sont de tous les plans mais se laissent oublier pour créer un univers tellement "réel", aux paysages magnifiques. Ici on est à la croisée du meilleur de Walt Disney et de Tex Avery (voir les scènes récurrentes de l'écureuil qui cherche désespérement à attraper un gland, alors que tout se ligue contre lui ; il est prêt à tout pour le déguster, vraiment à tout...). On est aussi dans le registre traditionnel des codes de la comédie : le garçon et la fille (ici deux mammouths) se chamaillent pendant les 3/4 du film puis tombent dans les bras (?) l'un de l'autre...
Les personnages sont à hurler de rire. La jeune "mammouthe" a été recueillie par une famille d'opossums quand elle était petite, du coup elle se prend pour l'un d'entre eux : il faut la voir se suspendre avec ses "frères" par la queue, à la branche d'un arbre qui n'en demandait pas tant... Une sacrée trouvaille et une petite réflexion en passant sur l'identité (bah, laissons de côté ces réflexes explicatifs, c'est tout simplement drôle). Le tigre qui a peur de l'eau, le paresseux un peu crétin, mais qui mine de rien découvre le feu, ils font tous mouche. Petit message écolo en passant : la catastrophe qui menace tous nos héros de la banquise, c'est la fonte des glaces...
Les productions de dessins animés Dreamworks et Pixar n'ont qu'à bien se tenir. L'outsider Blue Sky tient vraiment la route. Et nous, autant de créativité et de beauté graphique, on en redemande !
Les productions de dessins animés Dreamworks et Pixar n'ont qu'à bien se tenir. L'outsider Blue Sky tient vraiment la route. Et nous, autant de créativité et de beauté graphique, on en redemande !
(J'aurais pu aussi vous parler du "Monde de Nemo" : j'ai a-do-ré... quoi, je régresse ?)
Isa
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