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"La méthode" de David DJAÏZ

Ce récit, absolument saisissant vient de se voir attribuer le Prix Transfuge 2026 du premier roman. Il s’inspire de faits réels et méconnus qui soulèvent de vertigineux questionnements sur la nature humaine. Sous couvert de la fiction, qui permet peut-être plus que l’essai, d’exploiter les différentes nuances de gris qui composent la réalité, nous suivons les traces de Paul Remlinger, vétérinaire-biologiste, qui a assisté de près aux exploits de Louis Pasteur, ce génie à qui il voue une admiration sans borne. Mais Remlinger, jeune homme timide et presque falot restera un personnage secondaire dans l’histoire de la Science à l’inverse de ses contemporains de l’Institut Pasteur comme Albert Calmette ou Emile Roux. Affecté à l’Institut Antirabique de Constantinople en 1901, Paul va y végéter de nombreuses années, faute de moyens humains et financiers. C’est un homme solitaire qu’une vie routinière apaise, obsédé par l’hygiène et entièrement tourné vers la vérité scientifique. Mais l’hi...

"L'Age de glace 2"


Sans complexes, et sans l'alibi (facile) d'accompagner un quelconque enfant de mon entourage, je suis allée voir au cinéma la suite de "l'Age de glace" (j'avais adoré le premier que j'avais vu sur petit écran). Si vous êtes amateur de divertissement intelligent, de rire franc mais pas gras, si vous êtes un peu lassé de l'humour cynique ambiant, mais sans renoncer tout à fait au deuxième degré, courez-y. Comme "Shrek", ce dessin animé s'adresse avant tout à nous les adultes (même si les enfants y trouvent certainement aussi leur compte, quelle réussite).
Les prouesses techniques sont de tous les plans mais se laissent oublier pour créer un univers tellement "réel", aux paysages magnifiques. Ici on est à la croisée du meilleur de Walt Disney et de Tex Avery (voir les scènes récurrentes de l'écureuil qui cherche désespérement à attraper un gland, alors que tout se ligue contre lui ; il est prêt à tout pour le déguster, vraiment à tout...). On est aussi dans le registre traditionnel des codes de la comédie : le garçon et la fille (ici deux mammouths) se chamaillent pendant les 3/4 du film puis tombent dans les bras (?) l'un de l'autre...
Les personnages sont à hurler de rire. La jeune "mammouthe" a été recueillie par une famille d'opossums quand elle était petite, du coup elle se prend pour l'un d'entre eux : il faut la voir se suspendre avec ses "frères" par la queue, à la branche d'un arbre qui n'en demandait pas tant... Une sacrée trouvaille et une petite réflexion en passant sur l'identité (bah, laissons de côté ces réflexes explicatifs, c'est tout simplement drôle). Le tigre qui a peur de l'eau, le paresseux un peu crétin, mais qui mine de rien découvre le feu, ils font tous mouche. Petit message écolo en passant : la catastrophe qui menace tous nos héros de la banquise, c'est la fonte des glaces...
Les productions de dessins animés Dreamworks et Pixar n'ont qu'à bien se tenir. L'outsider Blue Sky tient vraiment la route. Et nous, autant de créativité et de beauté graphique, on en redemande !
(J'aurais pu aussi vous parler du "Monde de Nemo" : j'ai a-do-ré... quoi, je régresse ?)
Isa

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