J'ai beaucoup aimé ce petit roman qui avance tout d'abord masqué, sans prétention, mais se révèle finalement très profond : il soulève des problématiques sociologiques assez diverses comme les transfuges de classe (Isabelle), les nouveaux attendus sur la masculinité et la paternité (Xavier), les frictions entre urbains et ruraux (la propriétaire du gîte), et bien d'autres. Lorsque survient une catastrophe (directement liée au dérèglement climatique), elle ramène tout le monde à l'essentiel, en faisant surgir le risque vital et avec lui la peur primale chez chacun des personnages. Le dernier quart est bouleversant sans en faire des tonnes, l'écriture perd tout son sarcasme initial pour elle aussi revenir à l'essentiel et décrire au plus près la mort qui s'approche. Je pense que ce sont ces pages qui ont valu à Rochebrune de figurer à ce jour sur quelques listes de prix littéraires : Fnac (depuis décerné à T.Orélien...), et Médicis.
Actes sud, août 2026, 224 pages

Commentaires