Ah bah, c'est sûr, quand j'ai vu ce titre génial sur le présentoir de ma médiathèque, je n'ai pas hésité ! Le premier chapitre nous installe d'emblée en terrain connu, celui du roman noir américain, dans une forme légère, sinon parodique. Justin Sykes est un bon avocat, diplômé de Columbia, qui a choisi de travailler à l'aide juridictionnelle (enfin, on en saura un peu plus sur ce "choix" plus tard dans le roman...). C'est-à-dire qu'il se coltine tous les cas attribués aux commis d'office : exhibitionniste récidiviste, braqueur de magasins de spiritueux... Il conseille ses clients avec beaucoup d'expérience et un poil de cynisme : à un client qui s'est fait tabasser par la police il suggère " Vous pouvez vous faire saigner un peu devant le juge ? Ça pourrait aider pour le transfert ". Ce chapitre se conclut ainsi : " Voilà comment je gagne ma vie. [...] Vous ne voyez peut-être rien d'héroïque là-dedans. Et vous avez...
Lectures croisées : L’annonce de Marie Hélène Lafon et Les aimants de Jean Marc Parisis
Romans que tout paraît opposer…
L’un dans un univers parisien, feutré, hautain, bobo, intellectuel dans lequel on se souvient d’un amour déchirant et violent.
L’autre dans l’univers agricole où la terre et les traditions prennent toute la place et où l’on assiste à la naissance d’un amour raisonné, et subi…
Et pourtant, une même impression laissée après la lecture… une déception.
La description d’un amour peut être magnifique, peut prendre 1000 pages sans que l’on s’essouffle, sans que l’on veuille laisser passer un mot… Ici, c’est tout autre… des descriptions à n’en plus finir, une atmosphère pesante, une lourdeur et une lassitude…
Déception pour deux ouvrages pourtant bien critiqués par ailleurs…
La légende de nos pères de Sorj Chalandon
Après sa « promesse » (Une promesse, 2006, Grasset) troublante, Sorj Chalandon nous embarque dans la mémoire de nos grands pères, de nos pères…
Dans ce nécessaire (ou dangereux ?) travail (ou devoir ?) de mémoire où l’on se doit de relater cette guerre, de se forger des héros, ces résistants…
Le poids de l’histoire, de la honte de n’avoir rien fait est omniprésent dans ce roman.
Thème ô combien traité dans nombre de romans, et pourtant, la question est posée différemment, ce qui permet au roman de ne pas tomber dans un élan moralisateur et attendu.
A trop vouloir construire des héros, on en oublie les hommes qui n’ont pas eu cette force… et pourtant qui pourrait les blâmer ? Qui ne s’est jamais posé la question : et moi, qu'aurais-je fait, et de se sentir honteux en se rendant compte que peut être on n’aurait pas eu la force de résister…
Une bonne surprise, trop évincé par le controversé Jan Karksi.
Romans que tout paraît opposer…
L’un dans un univers parisien, feutré, hautain, bobo, intellectuel dans lequel on se souvient d’un amour déchirant et violent.
L’autre dans l’univers agricole où la terre et les traditions prennent toute la place et où l’on assiste à la naissance d’un amour raisonné, et subi…
Et pourtant, une même impression laissée après la lecture… une déception.
La description d’un amour peut être magnifique, peut prendre 1000 pages sans que l’on s’essouffle, sans que l’on veuille laisser passer un mot… Ici, c’est tout autre… des descriptions à n’en plus finir, une atmosphère pesante, une lourdeur et une lassitude…
Déception pour deux ouvrages pourtant bien critiqués par ailleurs…
La légende de nos pères de Sorj ChalandonAprès sa « promesse » (Une promesse, 2006, Grasset) troublante, Sorj Chalandon nous embarque dans la mémoire de nos grands pères, de nos pères…
Dans ce nécessaire (ou dangereux ?) travail (ou devoir ?) de mémoire où l’on se doit de relater cette guerre, de se forger des héros, ces résistants…
Le poids de l’histoire, de la honte de n’avoir rien fait est omniprésent dans ce roman.
Thème ô combien traité dans nombre de romans, et pourtant, la question est posée différemment, ce qui permet au roman de ne pas tomber dans un élan moralisateur et attendu.
A trop vouloir construire des héros, on en oublie les hommes qui n’ont pas eu cette force… et pourtant qui pourrait les blâmer ? Qui ne s’est jamais posé la question : et moi, qu'aurais-je fait, et de se sentir honteux en se rendant compte que peut être on n’aurait pas eu la force de résister…
Une bonne surprise, trop évincé par le controversé Jan Karksi.
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