Deux critiques pour le prix d'une... Je n'ai pas envie de rajouter du bruit au bruit sur la question de l'IA en littérature. Juste, j'ai demandé à Gemini, avant que cette critique soit publiée et après l'avoir écrite 😉, de "rédiger un texte sur ce livre à la manière d'IsaH de Kesketalu". Vous trouverez le résultat en-dessous de ma critique que voici :
Fennell, un écrivain irlandais en panne d'inspiration, raconte, au plus près de son ressenti, ce qui commence comme une simple mission journalistique sur la réparation des câbles internet sous-marins. Il se dit que cela ne lui fera pas de mal de voyager un peu, et puis il trouve très poétique que nos messages, nos histoires, nos infos voyagent dans les abysses... Le voilà parti au Cap où il rencontre celui qui est chargé de l'accueillir sur le bateau, Conway, apnéiste exceptionnel et responsable des opérations à bord aux côtés du capitaine. Fennell traîne un peu au Cap en attendant l'embarquement, et rencontre la compagne de Conway, la magnétique Zanele, actrice venue des townships. Elle est en partance pour Londres pour produire et interpréter une adaptation d'En attendant Godot, qu'elle considère comme une oeuvre prémonitoire de la crise climatique. Et voilà que survient une panne géante qui coupe Internet sur toute l'Afrique de l'Ouest... Conway embarque avec son équipage sur le navire câblier, flanqué de Fennell dans le rôle de l'observateur. Très vite c'est surtout Conway que l'écrivain va observer, son rapport aux autres, ses mystères, tout l'intrigue chez cet homme charismatique et opaque, qui souffle le chaud et le froid avec lui. Jusqu'au jour où...
Au-delà de la réflexion bienvenue sur l'ultra-connexion de notre monde et la fragilité d'un système qui nous tient à sa merci, je retiens de ce roman une écriture introspective et surtout d'atmosphère : attention portée aux détails, aux descriptions des lieux, des gens rencontrés, des situations. On est dans l'esprit de Fennell, et comme il fait le récit après coup, comme dans les romans ou nouvelles du XIXème siècle, parfois il use du procédé d'anticipation qui nous laisse des indices et crée le suspense. La ville du Cap, la vie sur le bateau, le temps et l'espace comme gommés par l'horizon sans fin, tout cela est parfaitement évoqué, comme sont expliqués sans provoquer d'ennui les détails de la réparation d'un câble, le côté tellement hasardeux, pour ne pas dire miraculeux, de trouver un tube souple de quelques centimètres de diamètre à des milliers de mètres de profondeur. Évidemment la métaphore est belle : Fennell le cabossé vient aussi se réparer lors de ce voyage, et chercher tout au fond de lui ce qui est cassé. Tout comme Conway. Dit comme ça, c'est lourdaud, mais c'est beaucoup plus subtil dans le récit, qui a des fulgurances sensibles et pleines de profondeur.
J'ai beaucoup aimé ce roman masculin, lent et captivant, dont on pourrait dire en le refermant : le mystère reste entier...
Voilà ci-dessous le résultat de la requête Gemini ("rédiger un texte sur ce livre à la manière d'IsaH de Kesketalu"), je vous laisse juges, n'hésitez pas à commenter.
Mon avis : jamais je n'oserai vous interpeller ainsi 😂, et je me pique d'avoir une excellente orthographe. Je ne rubrique pas mes critiques. D'autres passages semblent plus proches de mon style, même si je ne pense pas être aussi exaltée... Quant au fond, le sujet du roman n'est pas abordé, Le Cap et les personnages ne sont même pas cités, bref c'est très approximatif, voire faux, par exemple ce livre n'est justement pas une fresque chorale. Sur le style et l'écriture c'est un peu plus exact.
< Produit par une requête Gemini Aujourd'hui, mes petits chats, je ressorts de ma bulle de lecture un peu secouée, le cœur en miettes mais vibrante. Quand Colum McCann sort un nouveau pavé, vous savez pertinemment que je ne peux pas résister. Et là… autant vous dire qu'on touche au sommet de l'orfèvrerie littéraire.
De quoi ça parle ?
Mon avis (sans filtre !)
- La plume : Mon Dieu, cette écriture… C'est poétique, charnel, d'une humanité bouleversante. McCann a ce don unique pour attraper le détail minuscule — un regard, une goutte de pluie sur un carreau, un silence pesant — et en faire un gouffre d'émotions.
- Les personnages : On ne les croise pas juste sur le papier : on vit avec eux, on souffre avec eux. Ils sont bancals, imparfaits, parfois exaspérants, mais tellement humains.
- La construction : Tout s'imbrique comme dans une partition de musique classique. Au début, on se demande où il nous emmène avec ces bribes d'histoires éparpillées, puis la magie opère et le puzzle s'assemble avec un éclat grandiose.
En bref ?

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