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"Tempête sur Kinlochleven" de Peter MAY

En Écosse, dans les Highlands, en 2051, l’inspecteur Cameron Brodie enquête sur la disparition d’un lanceur d’alerte. Cette enquête, pour laquelle il s’est porté volontaire, devrait lui permettre de retrouver sa fille, qui ne lui adresse plus la parole depuis 10 ans, pour lui dire ce qu’elle doit savoir de l’histoire familiale, avant que le cancer n’emporte Cameron. Le ton est donné, on est dans du sombre, très sombre…. Mais nous voici donc embarqués dans un double suspense. L’un et l’autre s’entrecroisent et sont traités magistralement, bien que de manière totalement différente. Et ce n’est pas la seule qualité de cet excellent polar ; aux composants habituels qui sont sa marque de fabrique (histoire familiale, enquête, paysages grandioses) Peter May ajoute une dimension dystopique d’autant plus terrifiante qu’elle est vraisemblable, et me semble t-il, étayée. Et il se révèle excellent en la matière… Nos nerfs sont mis à rude épreuve, notre moral aussi. Mais la fin vient heureu...

"Tempête sur Kinlochleven" de Peter MAY

En Écosse, dans les Highlands, en 2051, l’inspecteur Cameron Brodie enquête sur la disparition d’un lanceur d’alerte. Cette enquête, pour laquelle il s’est porté volontaire, devrait lui permettre de retrouver sa fille, qui ne lui adresse plus la parole depuis 10 ans, pour lui dire ce qu’elle doit savoir de l’histoire familiale, avant que le cancer n’emporte Cameron.

Le ton est donné, on est dans du sombre, très sombre….

Mais nous voici donc embarqués dans un double suspense. L’un et l’autre s’entrecroisent et sont traités magistralement, bien que de manière totalement différente. Et ce n’est pas la seule qualité de cet excellent polar ; aux composants habituels qui sont sa marque de fabrique (histoire familiale, enquête, paysages grandioses) Peter May ajoute une dimension dystopique d’autant plus terrifiante qu’elle est vraisemblable, et me semble t-il, étayée. Et il se révèle excellent en la matière… Nos nerfs sont mis à rude épreuve, notre moral aussi. Mais la fin vient heureusement nimber de douceur une histoire dont, j’en suis certaine, on se souvient longtemps.

     Rouergue Noir, mars 2024, 352 pages 



Commentaires

Anonyme a dit…
Etonnante coïncidence de lecture , je reçois cette critique ce matin alors que j’ai justement commencé ce livre hier soir. J’ai d’ailleurs eu du mal à le lâcher (ou est-ce l’inverse ?….) pour ne pas y passer la nuit et en garder pour demain , comme on dit. Peter May sait nous mener, encore une fois, sur la route du polar en se renouvelant avec brio sur fond dystopique . J’adhère donc totalement à la critique de Cath W et je vous laisse pour m’y replonger . A suivre.
Anne
Catherine a dit…
Oui étonnante coïncidence en effet car ce n'est pas précisément une nouveauté de la rentrée littéraire.... Ravie que tu partages mon avis. C'est un livre qui m'a emportée, oui et qui m'a marquée durablement