Le ton est donné, on est dans du sombre, très sombre….
Mais nous voici donc embarqués dans un double suspense. L’un et l’autre s’entrecroisent et sont traités magistralement, bien que de manière totalement différente. Et ce n’est pas la seule qualité de cet excellent polar ; aux composants habituels qui sont sa marque de fabrique (histoire familiale, enquête, paysages grandioses) Peter May ajoute une dimension dystopique d’autant plus terrifiante qu’elle est vraisemblable, et me semble t-il, étayée. Et il se révèle excellent en la matière… Nos nerfs sont mis à rude épreuve, notre moral aussi. Mais la fin vient heureusement nimber de douceur une histoire dont, j’en suis certaine, on se souvient longtemps.
Rouergue Noir, mars 2024, 352 pages

Commentaires
Anne