Richie a 5 ans. Sa mère a peur de tout. Son père "voit grand" pour sa famille. Richie adore aller à la piscine, même s'il ne sait pas encore nager. La maître-nageuse a 17 ans, elle est jolie avec sa queue-de-cheval. En ce jour de juillet 1969, trois hommes partent pour la Lune, bouleversant le quotidien du monde entier. Ce jour-là, Richie se noie ... Tout cela le lecteur le sait dès le début du roman. Ensuite, comme dans un kaléidoscope, le récit éclate en temporalités et points de vue différents, reconstituant ce qui précède le drame et ce qui suit le drame, dans des chapitres égrenés parfois à l'envers façon compte à rebours du décollage de la fusée. La noyade elle-même, autour desquels tous ces instants gravitent comme en orbite, arrivera en toute fin de roman, dévoilant enfin ses circonstances. J'avais bien veillé à ne lire aucune critique sur ce roman d'une auteure que j'aime particulièrement. C'est pour vous donner ce mêm...
Quitter la France… phrase entendue… dans des discours politiques, dans les rues, dans la bouche de proches… Phrase lourde de sens… De quoi parle ce livre ? de moi, de vous… de la jeunesse française, d’utopie, d’illusions et inévitablement de désillusions… Ariel Kenig, jeune auteur – 23 ans – , nous offre ce court ouvrage, écrit comme une lettre adressée à une femme qu’il quitte mais cette femme n’est autre que la France. Intense, poignant, prenant, tellement vrai, émouvant, forcément politique… lecture dont on ressort soit un peu endolori soit plein de force avec l’envie de changer les choses… A lire pour l’écriture, pour la force des mots, pour le mal être de cet auteur qui ne veut pas la quitter pourtant cette France où il est né mais où il ne se sent plus chez lui… Une question subsiste : où est Ariel Kenig depuis le 6 mai 2007 ? Charlotte