Qui connaît l’univers de Robert Seethaler ne sera ni perdu ni déçu. Celles et ceux qui ne le connaissent pas encore vont le découvrir : c’est l’univers de l’infra-ordinaire cher à Perec, celui du quotidien, tellement quotidien qu’on ne le voit ni le remarque même plus. Et pourtant, menacé de destruction ou de disparition, il charrie avec lui des tonnes de nostalgie. Robert Seethaler fait vivre la rue de la Lande, quelque part dans une ville et un pays dont les noms ne sont pas précisés (mais probablement en Europe de l’Est, ce qui n’est pas important de toutes façons), au travers des fragments de vie, de dialogues, de courriers administratifs ou amoureux du petit peuple qui y vit : à la boulangerie, chez la fleuriste, pendant la fête de la rue, à l’église, dans des immeubles... Ce qui se trame n’apparaît qu’en toile de fond : la gentrification imminente de cette rue populaire, objet de convoitise et de manœuvres de la part de promoteurs gourmands. Ainsi voit-o...
Après l'horreur nazie, Q.T. s'attaque à l'esclavage et son cortège d'abominations. Christoph Waltz n'est plus le commandant glaçant d'"Inglorious bastards" mais il est toujours allemand. Avec son personnage de chasseur de primes improbable mais efficace, il incarne cette fois le "juste" du film, celui qui gardera toujours une part d'humanité... En échange de sa liberté, Schultz enrôle l'esclave Django (superbe Jamie Foxx) pour rechercher trois frères dont la tête est mise à prix. Django confie alors à Schultz qu'il voudrait retrouver sa femme, dont il a été séparé lorsqu'elle a été vendue à un propriétaire de plantation du Mississippi. Touché, Schultz lui propose son aide... Le film déploie leur quête pour retrouver Broomhilda sur 3 heures, sans une seconde d'ennui, à part peut-être la dernière demi-heure où Q.T. se laisse aller à son péché mignon mais un brin lassant : une interminable scène de fusillade avec moult jaill...