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Articles

Affichage des articles du octobre, 2008

"La rue" de Robert SEETHALER

Qui connaît l’univers de Robert Seethaler ne sera ni perdu ni déçu. Celles et ceux qui ne le connaissent pas encore vont le découvrir : c’est l’univers de l’infra-ordinaire cher à Perec, celui du quotidien, tellement quotidien qu’on ne le voit ni le remarque même plus. Et pourtant, menacé de destruction ou de disparition, il charrie avec lui des tonnes de nostalgie. Robert Seethaler fait vivre la rue de la Lande, quelque part dans une ville et un pays dont les noms ne sont pas précisés (mais probablement en Europe de l’Est, ce qui n’est pas important de toutes façons), au travers des fragments de vie, de dialogues, de courriers administratifs ou amoureux du petit peuple qui y vit : à la boulangerie, chez la fleuriste, pendant la fête de la rue, à l’église, dans des immeubles... Ce qui se trame n’apparaît qu’en toile de fond : la gentrification imminente de cette rue populaire, objet de convoitise et de manœuvres de la part de promoteurs gourmands. Ainsi voit-o...

Grand Corps Malade

A slamer pour un slameur Je voudrais faire un slam pour un Grand Corps Malade Qui depuis Midi Vingt nous emmène en balade Et son dernier album app'lé Enfant des villes Surprend une fois encore de sa belle voix virile. De l'amour à la mort en passant par les potes Il est toujours en quête des rimes, de la bonn'note Des jeux de mots déguisés sur les Pères et les Mères L'affection dévoilée au rythme de ses vers. Toujours à Saint Denis défilent les Quatr' saisons La musique est discrète, ce n'est pas un' chanson Dérision du succès, Underground il faut être Et la Nuit aide surtout à assembler les lettres. Si les rires sont présents avec l'Appartement Après J'ai pas les mots là on pleure carrément Pour moi les mots sont là et à chaque fois ils touchent Et le coeur et la tête..et le reste: il fait mouche. Anne