Qui connaît l’univers de Robert Seethaler ne sera ni perdu ni déçu. Celles et ceux qui ne le connaissent pas encore vont le découvrir : c’est l’univers de l’infra-ordinaire cher à Perec, celui du quotidien, tellement quotidien qu’on ne le voit ni le remarque même plus. Et pourtant, menacé de destruction ou de disparition, il charrie avec lui des tonnes de nostalgie. Robert Seethaler fait vivre la rue de la Lande, quelque part dans une ville et un pays dont les noms ne sont pas précisés (mais probablement en Europe de l’Est, ce qui n’est pas important de toutes façons), au travers des fragments de vie, de dialogues, de courriers administratifs ou amoureux du petit peuple qui y vit : à la boulangerie, chez la fleuriste, pendant la fête de la rue, à l’église, dans des immeubles... Ce qui se trame n’apparaît qu’en toile de fond : la gentrification imminente de cette rue populaire, objet de convoitise et de manœuvres de la part de promoteurs gourmands. Ainsi voit-o...
Pas sûr qu'Actes Sud réitère l'exploit de la trilogie "Millenium" avec Camilla Lackberg, présentée comme la nouvelle révélation du polar suédois. "La princesse des glaces" est certes un roman prenant, présentant les mêmes ressorts (secrets de famille, froid scandinave, scène de crime bien flippante etc) que "Millenium", mais les personnages sont loin d'être aussi attachants. Plus lisses, l'héroïne Erica et le policier chargé de résoudre le meurtre de leur ancienne camarade de lycée, la belle Alexandra, vont même vivre une histoire d'amour gnan gnan et très prévisible... On est loin de Mickael et Lisbeth. Malgré tout, ce roman se lit avec plaisir. Une bonne lecture estivale ! Isa