Cette année, j'ai eu un véritable coup de foudre littéraire pour une autrice australienne Charlotte McCONAGHY . Elle a tout pour me séduire, enfin je rectifie (même si l’Australie me fait rêver), ses livres ont tout pour me plaire. On y trouve des personnages forts, souvent des femmes mais pas seulement, engagés dans la cause écologique que ce soit pour suivre la dernière migration de sternes arctiques depuis le Groenland jusqu’à la Mer de Weddell dans Migrations (2021), ou bien réintroduire les loups dans les Highlands dans Je pleure encore la beauté du monde (2024) , ou encore surveiller une banque de semences du monde végétal sur une île perdue au milieu de l’Océan Austral, L es fantômes de Shearwater (2026), (son dernier livre). A chaque fois le roman est construit comme un polar, avec une intrigue qui relie le personnage principal à une disparition voire un meurtre. La nature souvent rude mais magnifique, est omniprésente et on se surprend à vouloir ralentir le r...
👍 Bibliosurf a distingué cette critique A la croisée du polar et du roman social, (avec un petit peu de cinéma des frères Coen dedans), A la chaîne nous ligote dans son intrigue parfaitement huilée sans être prévisible : un cocktail gagnant... Dans l'Arkansas, Gabby et Edwin, mexicains, travaillent, à la chaîne, dans l'immense usine de "transformation" de poulets. Ils vivent dans un mobil home pourri, et leurs rêves de lycéens disparaissent en fumée au fil des années. Luke, le directeur sans états d'âme de l'usine, est marié à Mimi, femme au foyer qui se fait un sang d'encre, au-delà de la raison, pour leur bébé, Tuck. Lorsque Luke inflige une énième vexation à Edwin et le vire, la mécanique du drame se met en place... Le roman met en scène deux couples que tout oppose, donc, et donne aussi à voir la pyramide américaine du pouvoir : tout en haut le mâle blanc cadre supérieur, tout en bas les latinos contraints à un travail au-delà du roboratif, et ...