Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du avril, 2026

Votez pour l'héroïne littéraire du début du XXIème siècle : J - 2 !

Dans le podcast de Kesketalu  intitulé "Un siècle, un roman, une héroïne", quel roman au personnage féminin marquant succèdera à La princesse de Clèves , Manon Lescaut , Une vie , Thérèse Desqueyroux ,  Bonjour tristesse  et  Truismes , et incarnera le XXIème siècle littéraire francophone (du moins son premier quart...) ?  A vous de voter parmi ces 12 titres 👇, proposés par les contributrices régulières du blog Kesketalu, l 'ultime épisode du podcast sera consacré au roman que vous aurez choisi, et à son héroïne. Accéder au formulaire de vote ICI   Fin du vote : 20/05/2026   Christine Angot - Le Voyage dans l'Est ( la narratrice ) Emmanuelle Bayamack-Tam - Arcadie ( Farah ) Virginie Despentes - Bye bye Blondie ( Gloria ) Ananda Devi - Sylvia P.  (Sylvia Plath) Philippe Djian - "Oh...!" ( Michèle ) Alice Ferney - La Conversation amoureuse ( Pauline Arnoult ) Nancy Huston - Lignes de faille ( Sadie, Kristina ) Lola Lafon - Quand...

Votez pour l'héroïne littéraire du début du XXIème siècle : J - 2 !

Dans le podcast de Kesketalu  intitulé "Un siècle, un roman, une héroïne", quel roman au personnage féminin marquant succèdera à La princesse de Clèves , Manon Lescaut , Une vie , Thérèse Desqueyroux ,  Bonjour tristesse  et  Truismes , et incarnera le XXIème siècle littéraire francophone (du moins son premier quart...) ?  A vous de voter parmi ces 12 titres 👇, proposés par les contributrices régulières du blog Kesketalu, l 'ultime épisode du podcast sera consacré au roman que vous aurez choisi, et à son héroïne. Accéder au formulaire de vote ICI   Fin du vote : 20/05/2026   Christine Angot - Le Voyage dans l'Est ( la narratrice ) Emmanuelle Bayamack-Tam - Arcadie ( Farah ) Virginie Despentes - Bye bye Blondie ( Gloria ) Ananda Devi - Sylvia P.  (Sylvia Plath) Philippe Djian - "Oh...!" ( Michèle ) Alice Ferney - La Conversation amoureuse ( Pauline Arnoult ) Nancy Huston - Lignes de faille ( Sadie, Kristina ) Lola Lafon - Quand...

"A la chaîne" de Eli CRANOR

👍 Bibliosurf a distingué cette critique  A la croisée du polar et du roman social, (avec un petit peu de cinéma des frères Coen dedans), A la chaîne nous ligote dans son intrigue parfaitement huilée sans être prévisible : un cocktail gagnant...  Dans l'Arkansas, Gabby et Edwin, mexicains, travaillent, à la chaîne, dans l'immense usine de "transformation" de poulets. Ils vivent dans un mobil home pourri, et leurs rêves de lycéens disparaissent en fumée au fil des années. Luke, le directeur sans états d'âme de l'usine, est marié à Mimi, femme au foyer qui se fait un sang d'encre, au-delà de la raison, pour leur bébé, Tuck. Lorsque Luke inflige une énième vexation à Edwin et le vire, la mécanique du drame se met en place... Le roman met en scène deux couples que tout oppose, donc, et donne aussi à voir la pyramide américaine du pouvoir : tout en haut le mâle blanc cadre supérieur, tout en bas les latinos contraints à un travail au-delà du roboratif, et ...

"La Disparition des choses" de Olivia ELKAIM

👍 Bibliosurf a distingué cette critique  Par un jour froid de novembre 1941, Cécile Perec, de son vrai nom Cyrla Szulewicz, juive polonaise, confie son fils de 5 ans à la Croix-Rouge dans un convoi qui quitte Paris pour le conduire à Grenoble, alors encore en zone libre. Son fils s’appelle Georges, Georges Perec, et il deviendra plus tard l’immense écrivain que l’on connaît. Georges ne reverra jamais sa mère. Qu’est-ce qui a donc poussé Olivia Elkaim à s’emparer de cette histoire où, sans réinventer ni Perec ni sa mère, elle les conduit jusqu’à nous pour combler les vides et comprendre cet acte sacrificiel ? Est-ce par-delà les époques une certaine proximité qui unit ces deux femmes ? Leur judéité ? Leur statut de mères ? Leur amour pour Perec ? Et bien qu’elle avoue elle-même « avancer dans le noir », Elkaim tente à travers ce livre d’expliquer ce lien, qui en tant que lectrice la lie à Perec et de percer le mystère de cette mère trop tôt disparue....

"Véronique", documentaire de Tom VOLFE

"Véronique, c'est mon nom...".  Ainsi démarre la chanson éponyme d'une des plus grandes chanteuses françaises, Véronique Sanson, et c'est aussi le titre d'un beau documentaire consacré à l'artiste, à voir sur le replay de France TV. Véronique Sanson a transmis au réalisateur Tom Volfe des archives inédites et personnelles pour ce portrait qui dresse sans forcer des parallèles entre ses chansons et des épisodes de sa vie. Des films super 8 de son enfance heureuse, à ses débuts aux côtés de Michel Berger, qu'elle quitte pour le folk singer américain Stephen Stills, puis les années américaines, qui verront son choix amoureux se dégrader en relation toxique, mais son inspiration musicale s'élargir, avec cinq albums particulièrement  bien produits ( Le Maudit en tête, mais aussi Hollywood et le somptueux hit disco Bernard's song ), on suit ensuite son retour compliqué en France, après une lutte âpre pour la garde de son fils Christopher.  Le film ...

"Les vérités parallèles" de Marie MANGEZ

👍 Bibliosurf a distingué cette critique  « Le jour où Arnaud est devenu faussaire, il avait sept ans. » Certes, cet incipit ne vaut peut-être pas le « Longtemps je me suis couché de bonne heure   » de Marcel Proust mais il évoque d’emblée une équation que le lecteur a hâte de résoudre. Qui est donc cet enfant de sept ans qui porte le même nom que l’inventeur du daguerréotype, Arnaud Daguerre, pour s’estimer faussaire à cet âge tendre de la vie, postulat qui va décider de son destin ? Enfant timide et secret, manquant d’assurance, persuadé de ne pas être à la hauteur, avec pour seul ami un être imaginaire, élevé par de grands bourgeois froids et dénués d'affection, Arnaud subit la pression silencieuse de ses parents et lorsqu’il reçoit la note de 1/10 à un devoir de calcul, tout simplement due à une erreur d’inattention, cela prend pour lui des allures de désastre. Alors il va trafiquer sa note et va, par cet acte fondateur, prendre le chemin de la superc...

"Victor comme tout le monde", un film de Pascal BONITZER

A Paris (encore une fois), je décide d'aller rencontrer « Victor, comme tout le monde » parce que Victor, ça ne peut pas faire de mal.. Un film chouette, un bon moment, des actrices attachantes, les Îles anglo-normandes, le pupitre d'écriture de Victor à Guernesey, mais qui était mis en avant, les textes d'Hugo ou le jeu de Luchini ?? Pourquoi cet homme si amoureux des textes qu'il défend a-t-il du mal à s'effacer derrière eux ? Mais pour l'anecdote, le lendemain matin, sans le vouloir, à quelques pas de mon hôtel, je reconnais la boulangerie où Robert Zuchini , alias Luchini , va tous les matins acheter son pain au chocolat et aussi la petite place en face, les arbres, et le banc.. qui était juste là pour le film. Et puis un peu plus loin, le théâtre de la Porte St Martin... jusqu'à ne plus savoir où s'arrête la fiction et commence la réalité. Bon, j'ai quand même envie de relire les Contemplations !    

"Margo a des problèmes d'argent" de Rufi THORPE

Voilà un petit livre qui s'annonce sans prétention (rien que le titre et la couverture) mais qui se révèle au fil de la lecture très malin et intéressant.  Déjà au niveau formel. Pour raconter l'histoire de Margo, étudiante en lettres brillante qui entretient une liaison avec son professeur (marié) dont elle tombe  enceinte (par accident), et qui la plante là,  l'auteure use à la fois du Je et du Elle (sans que j'ai réussi toutefois à identifier ce qui suscite le passage de l'un à l'autre), et interpelle souvent le lecteur. Ce dispositif fait écho à une des toutes premières scènes où, en cours, le professeur et ses étudiants dissertent sur la question des points de vue narratifs. Là on se dit, il y autre chose sous la facilité apparente du récit.  L'histoire ensuite : bien qu'issue elle-même d'un parcours familial insécure, avec une mère vénale, présente mais pas très empathique, et un père catcheur, affectueux mais marié ailleurs, Margo fait le choi...

"Artemisia", une BD de Nathalie FERLUT et Tamia BAUDOIN

Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...

"La jeune fille et la mer" de David VANN

👍 Bibliosurf a distingué cette critique  Comment échapper à un destin tout tracé lorsqu’on a 21 ans, que l’on vit misérablement sur un îlot isolé des Philippines avec une mère soumise, un père alcoolique et deux sœurs pas toujours bienveillantes ? Que faire lorsqu’on dort à même le sol dans une hutte exposée aux quatre vents avec pour seule distraction des vidéos YouTube que l’on regarde à longueur de journée sur son téléphone ? Alors, lorsqu’elle voit débarquer de son blanc voilier, un riche néo-zélandais quinquagénaire, Aica décide de tenter sa chance ! Mais cette jeune fille déterminée, à la fois naïve et calculatrice, sait bien que le prix à payer pour un avenir meilleur sera encore plus élevé qu’il n’y paraît. Réussira-t-elle à se sortir de ce huis clos étouffant qu’est un bateau qui navigue en pleine mer en compagnie d’un quasi-inconnu ? Sera-t-il sa porte de sortie ou son tombeau ? Cela pourrait commencer comme un conte de fées, mais le ver est dans ...

"La belle équipe", film de Julien DUVIVIER

Paris, 1936 : cinq ouvriers au chômage gagnent à la loterie nationale. Ils décident de mettre leur gain en commun afin de s’offrir une nouvelle vie. Découvrant un vieux lavoir en ruine en bord de Marne, ils l’achètent dans le but de le retaper et d’en faire une guinguette qu’ils géreront tous ensemble. Dès son générique, (un panorama sur des arbres au bord de l’eau, filmés en contre plongée), le film déploie tout son réalisme poétique, déroulant le rêve d’une vie meilleure où tout est beau comme le proclamera plus tard Jean Gabin, l’un des héros. Mais très vite, comme si le bonheur était fugace et les utopies vaines, le sort s’acharne sur ces amis qui mettent pourtant tout leur cœur à l’ouvrage. Un orage, comme une ombre au tableau, compromet un temps les efforts de ces ouvriers qui veulent devenir leur propre patron. Puis tout se fissure lentement mais sûrement avec l’arrivée d’une femme fatale qui vient fragiliser la solidité du groupe. Enfin, deux d’entre eux s’enfuient tandis...