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Articles

Affichage des articles du avril, 2006

"Après la chute" de Dennis LEHANE

👍 Bibliosurf a distingué cette critique  Dennis Lehane, auteur prolifique abondamment adapté à l'écran ( Shutter Island , Mystic River et mon préféré Gone Baby Gone ) commet ici un polar qui prend son temps, Après la chute.  La chute, c'est celle de l'héroïne, Rachel, journaliste prometteuse, envoyée en Haïti pour couvrir le séisme et qui en revient durablement traumatisée. Après un pétage de plomb en direct à la télévision, qui lui coûtera sa carrière et sa réputation, elle s'enferme chez elle. Son deuxième mariage avec un homme plein d'empathie semble la sortir de son agoraphobie. Semble, car bien sûr, tout est un peu plus compliqué que cela... La dimension "thriller" du roman démarre vraiment à la troisième partie mais ce sont les deux premières qui m'ont intéressée,   les pages sur l'enfance de Rachel, ses retrouvailles avec ce "père" qui les a abandonnées, sa mère et elle, quand elle était toute petite, sa dérive psychologique, ...

"Le Cercle fermé" de Jonathan COE

Après l'Angleterre pré-thachérienne des années 70 ("Bienvenue au club"), Jonathan Coe s'attaque dans ce roman aux ambiguités du blairisme et semble renvoyer tout le monde dos à dos... C'est avec bonheur qu'on retrouve le petit groupe d'adolescents qu'on avait laissés à l'orée de leur vie d'adulte dans le premier opus : Benjamin l'idéaliste et son frère Paul, si différent, Claire et sa soeur Miriam, Doug, Philip et la solaire Cicely, point d'ancrage de toute l'histoire du groupe. A plus de 40 ans, que sont-ils devenus ? Benjamin travaille depuis toutes ces années à écrire ce fameux livre-concept dont il avait conçu l'idée dans "Bienvenue au club". Il est comptable, marié à Emily, et vit toujours dans le fantasme de Cicely, son grand amour de jeunesse, qui l'a quitté après une nuit d'amour inoubliable. Lorsque le roman débute, il vient de rencontrer la toute jeune Malvina, pour qui il ressent de troubles élans. I...

"Lunar Park" de Bret Easton ELLIS

Une autofiction à l'américaine, c'est sensiblement différent, dans la forme, de Christine Angot et consorts, mais pas forcément beaucoup plus intéressant, dans le fond... Bret Easton Ellis, l'enfant terrible des lettres américaines, se met en scène dans une sorte de fausse biographie mâtinée de Stephen King ; la maison qu'il habite avec une star de cinéma et ses deux enfants, recèle d'étranges phénomènes : les peluches sont vivantes et agressives, la moquette et les murs changent de couleur... Et puis surtout deux personnages viennent hanter le quotidien du héros : son père, mort depuis quelques années, et Patrick Bateman, le serial killer chic de son roman évènement "American Psycho". Ellis n'y va pas de main morte, comme on dit. Mais on se laisse malgré tout embarquer, car il n'a pas son pareil pour écrire les scènes "à faire" : réceptions mondaines et décadentes décrites par le menu, lutte du héros contre le démon de la drogue. On sent...