Qui connaît l’univers de Robert Seethaler ne sera ni perdu ni déçu. Celles et ceux qui ne le connaissent pas encore vont le découvrir : c’est l’univers de l’infra-ordinaire cher à Perec, celui du quotidien, tellement quotidien qu’on ne le voit ni le remarque même plus. Et pourtant, menacé de destruction ou de disparition, il charrie avec lui des tonnes de nostalgie. Robert Seethaler fait vivre la rue de la Lande, quelque part dans une ville et un pays dont les noms ne sont pas précisés (mais probablement en Europe de l’Est, ce qui n’est pas important de toutes façons), au travers des fragments de vie, de dialogues, de courriers administratifs ou amoureux du petit peuple qui y vit : à la boulangerie, chez la fleuriste, pendant la fête de la rue, à l’église, dans des immeubles... Ce qui se trame n’apparaît qu’en toile de fond : la gentrification imminente de cette rue populaire, objet de convoitise et de manœuvres de la part de promoteurs gourmands. Ainsi voit-o...
Dans les aéroports, on croise souvent des gens connus. A Roissy, j'ai déjà vu Marie Drucker, Lambert Wilson et Eric Judor (du duo Eric et Ramzy). Bon... La semaine dernière, m'envolant pour New York, je vois derrière moi, dans la file du dépose-bagages, l'écrivain Marie Darrieussecq . Quasi caricaturale, elle tient un livre ouvert à la main et paraît totalement ailleurs... Personne ne semble la reconnaître (à part moi, je veux y croire). Je la suis depuis Truismes , je l'aime bien, donc je suis contente, davantage que si j'avais vu, mettons, ... bon je n'ai pas de nom d'écrivain honni qui me vient... BREF... Quelques jours se passent, nous nous retrouvons à flâner du côté de Washington Square, et nous découvrons que c'est le quartier du département Littérature de l'université de NY. Dans une petite rue (enfin selon les standards new yorkais), notre regard est attiré par une sorte de passage, très parisien, lui, où se font face la Maison ...