Robert Seethaler fait vivre la rue de la Lande, quelque part dans une ville et un pays dont les noms ne sont pas précisés (mais probablement en Europe de l’Est, ce qui n’est pas important de toutes façons), au travers des fragments de vie, de dialogues, de courriers administratifs ou amoureux du petit peuple qui y vit : à la boulangerie, chez la fleuriste, pendant la fête de la rue, à l’église, dans des immeubles...
Ce qui se trame n’apparaît qu’en toile de fond : la gentrification imminente de cette rue populaire, objet de convoitise et de manœuvres de la part de promoteurs gourmands. Ainsi voit-on s’éteindre, au cours d’une année, tout un monde fait d’histoires et de destins minuscules.
Au travers de cette évocation douce et nostalgique se révèle un roman plus politique que ce qu’il laisse paraître au premier abord, s’attachant à une humanité modeste face à l’agressivité du capitalisme et à celle du racisme.
La
Rue figure sur la 1ère liste du Médicis étranger ….
Peut-être un prix pour elle à la clé ?

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