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"L'influenceuse" de Joyce MAYNARD

👍 Bibliosurf a distingué cette critique  On connaît tous le célèbre aphorisme de Montaigne : «  les voyages forment la jeunesse  » consigné dans ses Essais . Eh bien, chez Joyce Maynard c’est tout le contraire. Ici, le voyage entrepris par deux de ses protagonistes ne forme personne et va plutôt aboutir à l’irréparable. Inspiré d’un fait divers qui a défrayé la chronique aux États-Unis en 2021, L’influenceuse raconte l’histoire de deux jeunes gens, Kevin et Tammy, qui décident de scénariser sur Instagram leur road trip à travers le pays, road trip au terme duquel Kevin va finir par tuer Tammy. Je ne dévoile rien puisque le roman débute précisément sur cette fin tragique. Et tout le but du jeu, c’est de reprendre les faits à rebours, de tirer le fil de la pelote pour mieux comprendre les mécanismes qui ont conduit à cette issue fatale. Pour cela Maynard donne la parole à chacun des personnages de l’histoire (sauf Tammy, je reviendrai plus tard sur cet aspect...

Ma vie précaire d'Elise FONTENAILLE

 Un beau jour, Elise vide son appartement sur le trottoir, rend les clés, et s’en remet au hasard ( dit-elle) pour son avenir. Elle a de nombreux amis.
Quelle déception que  cette lecture !! Là où l’on s’attend à trouver une expérience forte, des questionnements, on ne trouve, dans une première partie, qu’une succession d’hébergements chez des bobos (artistes, psychanalystes, « médecins intellos »...) dans des maisons au Cap Corse ou dans des villas en bord de mer en Bretagne. La déchéance, quoi… La narratrice, en rupture, a quand-même 650 € par mois pour se loger, sans travailler.
On ne sent jamais ni désarroi ni griserie d’avoir ainsi largué les amarres. On a surtout l’impression qu’elle joue les femmes bobo-intello-libérées en s’offrant de jeunes conquêtes qui toutes la trouvent irrésistibles. C’est léger, superficiel, bâclé, même si Elise ne perd aucune occasion de nous rappeler qu’elle est « écrivain ». Elle fait bien d’ailleurs, car rien ne nous permet de nous en apercevoir. Elle fait même des fautes de conjugaison ( « pendant que tu te vêtis »..).
Les derniers chapitres dans lesquels elle essaie de nous dire qu’elle était brisée et qu’elle se reconstruit lors de la cérémonie qui fait de son père un Juste tombe comme un cheveu sur la soupe.
Bref, pour moi, c’est incohérent, prétentieux, et mauvais.
Catherine

Commentaires

Anonyme a dit…
Même ressenti pour moi... Incohérent et au final pas très intéressant.