"Véronique, c'est mon nom...". Ainsi démarre la chanson éponyme d'une des plus grandes chanteuses françaises, Véronique Sanson, et c'est aussi le titre d'un beau documentaire consacré à l'artiste, à voir sur le replay de France TV. Véronique Sanson a transmis au réalisateur Tom Volfe des archives inédites et personnelles pour ce portrait qui dresse sans forcer des parallèles entre ses chansons et des épisodes de sa vie. Des films super 8 de son enfance heureuse, à ses débuts aux côtés de Michel Berger, qu'elle quitte pour le folk singer américain Stephen Stills, puis les années américaines, qui verront son choix amoureux se dégrader en relation toxique, mais son inspiration musicale s'élargir, avec cinq albums particulièrement bien produits ( Le Maudit en tête, mais aussi Hollywood et le somptueux hit disco Bernard's song ), on suit ensuite son retour compliqué en France, après une lutte âpre pour la garde de son fils Christopher. Le film ...

Un roman américain, d’une
romancière que j’apprécie, Jodi Picoult, des chapitres alternant
deux points de vue sur l’histoire, tout pour me plaire ! Mais
difficile d’en parler sans spoiler l’intrigue, et je ne souhaite pas
dévoiler la révélation faite au milieu du roman (rien que de dire
ça, c’est déjà trop!). Une jeune fille, Lily, est retrouvée
gisant au pied de son escalier par son petit ami, Asher. Il est assez
vite soupçonné, et le roman adopte en parallèle le point de vue
d’Olivia, la mère d’Asher, qui raconte les suites policières et
judiciaires de l’affaire, et celui de Lily, qui relate les mois
précédant sa mort et sa relation avec le jeune homme. Une
construction habile qui fait du récit un « page turner ».
Asher a-t-il tué Lily ? Le suspense est très bien tenu, le doute envahit même sa mère, victime de maltraitances conjugales et qui cherche (trouve) en son fils des indices qui le rapprocheraient de son père sur ce point. Et puis il aurait un mobile, dont va s’emparer la partie civile lors du procès, longuement raconté du point de vue d’Olivia, donc, qui a choisi son frère Jordan comme avocat. Le personnage d’Asher reste opaque, et toutes ses réactions peuvent être interprétées en faveur de son innocence ou de sa culpabilité.
Le roman est toutefois un peu alourdi par sa dimension féministe (ça me fait mal de dire ça !). Le wokisme bien présent n’est pas trop militant, mais les thématiques sociétales qui sous-tendent l’intrigue, sont pour moi traitées de façon trop didactique, et cela tient sans doute au profil de la co-autrice. De même faire d’Olivia une apicultrice est surtout le prétexte à des digressions se voulant pleines de sens et de symboles mais qui sonnent souvent artificielles. Malgré ces quelques réserves, j’ai pris plaisir et intérêt à sa lecture, les personnages sont vivants et attachants, le cliffhanger du milieu enrichit d’un coup l’intrigue, et même le dénouement, parfaitement surprenant, est maîtrisé.
IsaH
Asher a-t-il tué Lily ? Le suspense est très bien tenu, le doute envahit même sa mère, victime de maltraitances conjugales et qui cherche (trouve) en son fils des indices qui le rapprocheraient de son père sur ce point. Et puis il aurait un mobile, dont va s’emparer la partie civile lors du procès, longuement raconté du point de vue d’Olivia, donc, qui a choisi son frère Jordan comme avocat. Le personnage d’Asher reste opaque, et toutes ses réactions peuvent être interprétées en faveur de son innocence ou de sa culpabilité.
Le roman est toutefois un peu alourdi par sa dimension féministe (ça me fait mal de dire ça !). Le wokisme bien présent n’est pas trop militant, mais les thématiques sociétales qui sous-tendent l’intrigue, sont pour moi traitées de façon trop didactique, et cela tient sans doute au profil de la co-autrice. De même faire d’Olivia une apicultrice est surtout le prétexte à des digressions se voulant pleines de sens et de symboles mais qui sonnent souvent artificielles. Malgré ces quelques réserves, j’ai pris plaisir et intérêt à sa lecture, les personnages sont vivants et attachants, le cliffhanger du milieu enrichit d’un coup l’intrigue, et même le dénouement, parfaitement surprenant, est maîtrisé.
Commentaires