[Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page]. Attention roulement de tambour.... plus de 1 000 pages, 1 039 exactement pour ce roman qui s'annonce puissant sur la catastrophe annoncée du dérèglement climatique. A 10% de lecture, on est encore en tour de chauffe (si je puis dire...), avec des chapitres alternés introduisant chacun un personnage, et je ne sais pas si je suis au bout des présentations ! En tout cas, j'aime ce genre de structure romanesque, courante chez les auteurs américains, et Stephen Markley a l'air de maîtriser le procédé. Je ne sais pas de quelle manière vont s'imbriquer les histoires de Tony, le spécialiste des questions de climat, Ashir le geek génie de l'analyse prédictive, Shane, qu'on devine activiste écolo, Keepe...

Un roman américain, d’une
romancière que j’apprécie, Jodi Picoult, des chapitres alternant
deux points de vue sur l’histoire, tout pour me plaire ! Mais
difficile d’en parler sans spoiler l’intrigue, et je ne souhaite pas
dévoiler la révélation faite au milieu du roman (rien que de dire
ça, c’est déjà trop!). Une jeune fille, Lily, est retrouvée
gisant au pied de son escalier par son petit ami, Asher. Il est assez
vite soupçonné, et le roman adopte en parallèle le point de vue
d’Olivia, la mère d’Asher, qui raconte les suites policières et
judiciaires de l’affaire, et celui de Lily, qui relate les mois
précédant sa mort et sa relation avec le jeune homme. Une
construction habile qui fait du récit un « page turner ».
Asher a-t-il tué Lily ? Le suspense est très bien tenu, le doute envahit même sa mère, victime de maltraitances conjugales et qui cherche (trouve) en son fils des indices qui le rapprocheraient de son père sur ce point. Et puis il aurait un mobile, dont va s’emparer la partie civile lors du procès, longuement raconté du point de vue d’Olivia, donc, qui a choisi son frère Jordan comme avocat. Le personnage d’Asher reste opaque, et toutes ses réactions peuvent être interprétées en faveur de son innocence ou de sa culpabilité.
Le roman est toutefois un peu alourdi par sa dimension féministe (ça me fait mal de dire ça !). Le wokisme bien présent n’est pas trop militant, mais les thématiques sociétales qui sous-tendent l’intrigue, sont pour moi traitées de façon trop didactique, et cela tient sans doute au profil de la co-autrice. De même faire d’Olivia une apicultrice est surtout le prétexte à des digressions se voulant pleines de sens et de symboles mais qui sonnent souvent artificielles. Malgré ces quelques réserves, j’ai pris plaisir et intérêt à sa lecture, les personnages sont vivants et attachants, le cliffhanger du milieu enrichit d’un coup l’intrigue, et même le dénouement, parfaitement surprenant, est maîtrisé.
IsaH
Asher a-t-il tué Lily ? Le suspense est très bien tenu, le doute envahit même sa mère, victime de maltraitances conjugales et qui cherche (trouve) en son fils des indices qui le rapprocheraient de son père sur ce point. Et puis il aurait un mobile, dont va s’emparer la partie civile lors du procès, longuement raconté du point de vue d’Olivia, donc, qui a choisi son frère Jordan comme avocat. Le personnage d’Asher reste opaque, et toutes ses réactions peuvent être interprétées en faveur de son innocence ou de sa culpabilité.
Le roman est toutefois un peu alourdi par sa dimension féministe (ça me fait mal de dire ça !). Le wokisme bien présent n’est pas trop militant, mais les thématiques sociétales qui sous-tendent l’intrigue, sont pour moi traitées de façon trop didactique, et cela tient sans doute au profil de la co-autrice. De même faire d’Olivia une apicultrice est surtout le prétexte à des digressions se voulant pleines de sens et de symboles mais qui sonnent souvent artificielles. Malgré ces quelques réserves, j’ai pris plaisir et intérêt à sa lecture, les personnages sont vivants et attachants, le cliffhanger du milieu enrichit d’un coup l’intrigue, et même le dénouement, parfaitement surprenant, est maîtrisé.
Commentaires